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Il
y a 25 ans...
le transfert des archives à Chevilly (1981)
Quand
viendra l'occasion d'écrire l'histoire des archives spiritaines, il faudra bien
distinguer les deux périodes
« avant » et « après » la Révolution française.
Car, non seulement la Maison mère, rue Lhomond a été spoliée en 1792, mais
les archives elles aussi ont été confisquées .
On peut en voir des restes
(importants) aux Archives Nationales...
Après
la Révolution, le P. Bertout réussit à redonner vie à l'Institut et le
premier gros registre des délibérations du Conseil commence le 18 juin 1826.
Le compte-rendu est intitulé
« n' 1. "Acte
d'association pour le rétablissement régulier de l'Institut" . Mais il
faut attendre le P. Schwindenhammer, devenu 12e supérieur de la
congrégation du Saint-Esprit, à
la mort du P. Libermann, pour que les archives soient vraiment organisées. Par
décret du 28.12.1856, il demandé en effet à chaque communauté de tenir un
journal dont il précise le contenu, et d'en tirer un rapport annuel pour le
bulletin général. La matière des « Annales » est également déterminée.
Ce sont les documents de base des archives spiritaines, avec les innombrables
lettres des supérieurs de communautés à travers le monde. Au début, le secrétariat
général et les archives ne sont pas séparés, mais le décret du 21 décembre
1856 précise cependant que le P. Moyon
est nommé sous-secrétaire archiviste .
| Au
cours des années, les documents s'accumulent et au milieu du XXe siècle, les
archives commencent à être distinguées du fonds du secrétariat général. Le
P. Bernard Noël note, dans son journal , en juillet 1955 : «La
salle destinée aux archives, au 4e étage, rue Lhomond, est à peu près terminée.
Le plafonds étant plus bas que nos casiers de fer déjà achetés, le Frère Grégoire
est venu scier leur pied de quelques millimètres ». Une partie du 4e étage
reste occupée par l'Archiconfrénie du Saint‑Esprit, dirigée par le P.
Riaud. Malgré tout, les consultations commencent en 1958, presque exclusivement
par les Spiritains, les premières années. Le journal note différents apports,
surtout à partir de 1960, par exemple les documents accumulés par le P. Cabon,
deux malles de Mgr Fauret en 1965, trois caisses de Brazzaville la même année...,
si bien que les archives vont se trouver à l'étroit au 4e étage. Mais aucune
décision ne sera prise car les autorités de la congrégation se demandaient:
faut-il amener les archives à Rome, après le transfert de la maison généralice
? Le P. Samy Moore, envoyé de Rome, vient faire la visite des archives les 18
et 19 décembre 1974. C'est seulement le 7 mars 1980 que le Conseil général décide
le transfert des archives générales à Chevilly dans les locaux offerts dans
ce but par la province de France, les frais étant à la charge de
l'Administration générale.
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Les archives au "grenier" de
la Maison-Mère |
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Le Frère Camille Steinmetz, secrétaire, avec les moyens
du temps
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A
la rue Lhomond, les consultations s'arrêtent le 8 février 1981. Le Père
Bernard Noël était
venu plusieurs fois visiter les lieux. Finalement, il n'obtient que le rez-de-chaussée
de l'ancien bâtiment « des Frères », une partie de la cave et, au premier étage,
la « salle Libermann » ainsi qu'une chambre devant servir au P. Gandner pour
mettre les journaux de communauté sur micro-films, le scolasticat
occupant tout le reste du bâtiment depuis mai-juin 1980. Le Père Noël prévoit
donc la grande salle pour les archives et fait construire, en janvier 1981, un
bureau, pris sur la salle, pour recevoir les chercheurs. L'électricité est
installée en février 1981, ainsi que les grilles extérieures pour mettre les
archives en sécurité: « Je serai en cage », écrit le P. Noël. À la fin du
mois de février commence l'empaquetage des documents. Il faudra 550 cartons
pour mettre toutes les archives. C'est le 11 avril que le premier convoi se
dirige vers Chevilly, suivi par un second le 6 mai. Le déménagement se
poursuit jusqu'à fin juillet, en général par camion, une ou deux fois par
semaine. L'escalier pour aller à la cave est fait en octobre-novembre
1981. Madame Geneviève Karg ,
après avoir aidé au transfert de tous ces documents, commence à installer des rideaux à toutes les
fenêtres de la salle des lecteurs, du bureau et de la chambre du P. Noël.
Le
4 janvier 1982, les archives sont à nouveau ouvertes au public, sans que les
travaux ne soient totalement terminés, au grand regret du P. Noël. C'est M.
Prosper Eve, de la Réunion, qui, le premier, recommence la série des
consultations..
Depuis
cette date, et particulièrement entre 1997 et 2005, bien des aspects matériels
des archives ont été améliorés, grâce à l'apport de toutes les provinces, notamment
pour les matériels informatiques et de reproduction,
Les
archivistes aussi se sont succédés et certains sont morts à la tâche
; les Pères Bernard Noël (1957 - 1987),
Joseph Carrard, (1987 - 1995), Ghislain de Banville (1995 -
1998), Robert Metzger,
Archiviste-adjoint (1999 - 2003),
Article du Père Gérard Vieira, actuel
Archiviste général.
Notes
[1] Le 18.08.1792, l'Assemblée Législative supprime les congrégations
religieuses et notamment le Séminaire du Saint-Esprit.
Le 13.09.1792, le
bâtiment de la rue des Postes (actuel 30,rue
Lhomond) est évacué, la maison est vendue. Registre
des Conseils généraux, 1826-1858, Arch cssp ICI. 1 Décret
de nomination canonique des fonctionnaires généraux de la congrégation,
circulaires du P. Schwindenhammer, Bu B5 Tout
ce qui suit vient de ce journal du P. Noël. Il est conservé au bureau des
archives Actuellement responsable des archives photos de la province de France,
au 30 rue Lhomond.
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Père Bernard NOËL (+
11.08.1987)
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Père Joseph Carrard
(+ 23.05.2006) |
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Père Ghislain de Banville
(+
14.07.1998)
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Père Robert Metzger
(+11.11.2003)
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P. Vincent O'Tool
Archiviste-adjoint de 1999 à 2003
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