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Nos confrères défunts en 2008
15 mars 2008Frère Edouard Joseph GRALL
né le
28 novembre 1924 à Collorec (29)
Profès le 5 octobre
1944 à Piré
AFFECTATIONS :
SÉNÉGAL : Ngazobil
(1949-1951, forge) ; Dakar (1951-1962, imprimerie) ; Rufisque (1962-1965,
atelier St Joseph).
FRANCE :
Maison Mère (1966-1972, CIM : foires, expositions – 1972-2003, procure –
emballage) ; Chevilly Larue (2003-2008, retraite).
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Le Frère Edouard Grall est décédé
samedi dernier, le 15 mars, en la célébration anticipée de la fête
de Saint Joseph. Avec beaucoup d'autres confrères et ami(e)s, je
veux exprimer ma profonde gratitude à son égard. Pendant neuf ans,
j'étais en communauté avec lui, à la Rue Lhomond, admirant son égalité
d'humeur, sa conscience professionnelle, les innombrables services
rendus à la Mission et aux Missionnaires de tant de Congrégations,
en collaboration avec le Frère Bertrand du Boisbaudry. Comme il
tenait ses registres aussi parfaitement qu'il faisait ses
emballages, il sera facile de calculer le nombre de tonnes de
marchandises expédiées par lui tout au long de ses années
actives. Il a aussi rendu bien d'autres services dans notre complexe
communauté de la Maison-Mère, aidant souvent à "mettre de
l'huile dans les rouages"... Que le Seigneur Ressuscité
l'accueille comme un de ses bons et fidèles serviteurs !
Fraternellement, Jean-Paul
Hoch,
Supérieur Général
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Joseph Grall , né à Collorec, dans le Finistère de parents agriculteurs avait 5 frères et
sœurs. Deux de ses frères Yves et Mathieu sont devenus aussi religieux spiritains.
Désirant devenir prêtre missionnaire comme son aîné Mathieu, il entre au
Noviciat pendant la guerre et fait profession .à Piré (35) en 1944. En
première année de philo, ses supérieurs lui demandent de continuer sa
formation comme Frère et malgré sa désillusion, il accepte volontiers "
Le Bon Dieu ne me veut pas religieux-prêtre, fiat, je me donne à lui comme
religieux-frère, je veux être missionnaire avec la grâce de Dieu".
Il devient Frère Édouard et après sa
formation, il est envoyé au Sénégal, d'abord comme forgeron et mécanicien,
puis à Dakar comme mécanicien à l'Imprimerie de la Mission. Il y fut très
apprécié pour son travail er ses contacts. Rentré en France, il fut affecté
à Paris, rue Lhomond, pour le service de la propagande spiritaine, parcourant
la France dans les diverses Foires et expositions où les spiritains pouvaient avoir un stand
de livres ou d'objets missionnaires.
De 1972 à 2003, soit pendant plus de trente ans, Frère Edouard est
affecté à la Procure des Missions, au services des expéditions. On ne saura
jamais combien de livres, d'objets de toutes sortes ont été déposée dans son
magasin, non seulement par les spiritains, mais aussi par des membres de toutes
les congrégations missionnaires de Pères et de Sœurs qui trouvaient en lui
cette "logistique" qui leur manquait généralement. Il emballait,
pesait, étiquetait de sa belle écriture calligraphiée, faisait les
bordereaux, les enregistrait, collait les timbres (il n'avait jamais voulu d'une
machine à affranchir !). Lui que ses professeurs qualifiait de timide, montrait
un don étonnant pour les contacts : il avait de nombreux amis dans le voisinage
: les postiers, les employés de l'école de physique et chimie, les anciens du
Patronage Ste Mélanie qui venaient jouer aux boules le dimanche matin ! Il
élevait des chats perdus qui venaient trouver refuge parmi les colis.
En communauté, même s'il avait quelques mal à en suivre toutes les règles,
gardant l'essentiel de son contact avec son Seigneur, il était le compagnon
joyeux et attentionné, toujours prêt à recevoir ceux qui venaient se reposer
auprès de lui, sachant, comme le remarque son ancien supérieur "mettre de
l'huile dans les rouages", expression très fine qui sera comprise des
anciens habitués de la salle d'expédition.
En 2003, sa santé se dégrade et il doit abandonner son poste et il rejoint
Chevilly ou, petit à petit, après un mieux réel, il s'enfonce dans une
dépendance de plus en plus grande. Il est décédé tranquillement au matin du
15 mars, jour où l'on célébrait la fête anticipée de Saint-Joseph son saint
patron et celui des Frères.
Nous conserverons de lui, l'image d'un homme profondément dévoué, sachant
difficilement refuser, très consciencieux et délicat, un frère missionnaire
qui, par son travail obscur et parfois insuffisamment reconnu par certains,
servait la Mission spiritaine et permettait son expansion dans le monde.
Il repose maintenant avec ses confrères dans notre cimetière après une
cérémonie liturgique qui a rassemblé les membres de ses deux communautés de
Paris et Chevilly, sa sœur, son époux et ses neveux et de nombreux amis.

24 Mars :
le Père Gérard Fleuriot de Langle
Nle
22 janvier1933 à Boulogne Billancourt , Profès le 8
septembre 1952 à Cellule, Prêtre le 4 octobre 1959 à Chevilly
Décédé à Chevilly-Larue le 24 mars 2004
AFFECTATIONS :
CAMEROUN : Nkolvé par Saa
(1961-1962 et 1964-1965, vicaire).
FRANCE
: Maison Provinciale (1962-1963, animation missionnaire ) ; Pentecôte sur le
Monde (1965-1982) ;
Chevilly Larue (1982-2008, accueil,
entretien puis retraite).
Il a été inhumé le jeudi 27 mars 2008
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Notre
confrère, le Père Gérard de Langle est né le 22 janvier 1933 à
Boulogne-Billancourt. Il vennait donc d’avoir 75 ans ; il avait deux frères
prêtres : Dominique, du clergé de Paris, et Guy, missionnaire Père Blanc
au Burundi, décédé depuis.
Gérard a fait à Rennes, au collège St Vincent, une partie
de ses études secondaires, puis à 18 ans, il entre au noviciat, à Cellule en
1951- 1952. Sa lettre de demande d’admission dans la congrégation
le définit parfaitement : « Depuis l’âge de 10 ans, je
caressais le projet d’être un jour missionnaire du Saint Esprit, tout
d’abord pour servir le Christ en mes frères les noirs Je vous demande donc si
vous pourriez m’accepter dans votre séminaire de Cellule. Je sais bien que je
suis bien indigne pour remplir une tâche aussi magnifique, mais je vous promets
qu’avec les grâces du bon Dieu je ferai mon possible pour marcher vers la
sainteté qui est le but de tout missionnaire.. »
Il fit profession le 8 septembre 1952 à Cellule, puis de
1952 à 1954 poursuivit sa philo à Mortain. Ce furent ensuite dix-huit mois
de service militaire à Fréjus qui était la base en France des Troupes
d’Outre-Mer et fut associé par l'Aumônier militaire à la catéchèse des
soldats africains. Il retrouva ses confrères pour quatre années de théologie
à Chevilly de 1956 à 1960 avec son ordination sacerdotale le 4 octobre 1959.
Voici comment il est vu par les responsables de sa formation :
« Esprit religieux profond, vie
religieuse authentique, réel souci de pauvreté. Sens de la communauté aigu,
toujours au service de la communauté, grande générosité et dévouement. Généreux au
service du Seigneur. Tendance à trop se donner et à ne pas ménager ses
forces. Se laisse parfois influencer par sa grande sensibilité et sa grande
charité. »
Ceux qui l’ont connu et aimé ne peuvent que souscrire à
ce jugement en y ajoutant beaucoup d’humilité et surtout la note de joie
constante et d’optimisme qui le caractérisait. Il était toujours proche de
ceux qui étaient en difficulté et n’avait de cesse de les réconforter. Il
faisait preuve, également, d’un dynamisme certain. Par ailleurs, ceux qui ont
fait des « itinérantes » avec lui ont pu constater qu’il savait
faire preuve de beaucoup de réalisme pratique et d’efficacité. Ces fameuses
expositions missionnaires itinérantes sur les places publiques que les
scolastiques organisaient pendant les grandes vacances dans certaines régions
de France et qui duraient de trois semaines à un mois pour faire connaître la
congrégation et les Missions, n’allaient pas sans grosses fatigues. C’était
Gérard qui y avait le rôle le plus difficile : précéder en moto l’équipe
elle-même pour contacter sur place, une semaine avant,
les autorités civiles et religieuses, afin de tout organiser. Il
s’acquittait de cette tache à la perfection et à la satisfaction de tous.
C’est dire qu’objectivement au long de ces dix années de
formation, absolument rien ne laissait présager les épreuves qui allaient
bientôt s’abattre sur lui et qui ont si gravement perturbé tout le reste de
sa vie, à la stupéfaction de ceux qui avaient vécu avec lui jusque là. On
touche là l’impénétrabilité des vues divines sur nos vies ou
l’insondable mystère de la Croix
Le Bulletin Provincial signale que le P. de Langle s’embarqua à Bordeaux le 5
octobre 1960 avec quatre autres confrères sur le « Foucauld » pour
la cinquième année de pastorale à Brazzaville. Cette cinquième année de
formation avait été instituée
par Rome l’année précédente. De là ,
en avril 1961, il rejoignit sa Mission de première affectation au Cameroun et y
resta 14 mois. Puis, on le retrouve à la rue Lhomond, chargé de ce qu’on
appelait autrefois la Propagande, pour un an et demi, jusqu’en décembre 1963.
En janvier 1964, c’est le retour dans sa mission du Cameroun où il reste
quinze mois et en juin 1965, c’est le retour définitif à Paris, très marqué
par de grosses difficultés d’adaptation à la vie missionnaire. Il intègre
alors l’équipe de la revue spiritaine Pentecôte sur le Monde dirigée
par le Père Bernier. C’est là qu’il va se restructurer dans un travail d'équipe,
en compagnie de la Sœur Sophie qui les aidait et ce fut dans cette
équipe de vie et de travail au service de la revue que fut finalement son
salut, mais s’arrêta à la mort du P. Bernier en octobre 1981. Voici le témoignage
de ce dernier sur son précieux collaborateur :
« Le P. de Langle est chargé du service des abonnements (tenue du
fichier, routage, expédition). En plus, il s’occupe de toutes les questions
d’entretien et de la quasi-totalité des courses à l’extérieur. Tout cela
représente une somme énorme de
travail. Et ce qui est admirable, que j’admire en tout cas, c’est que le P.
de Langle le fait avec une constance exemplaire, du matin jusqu’au soir et du
1er janvier au 31 décembre. Il n’oublie rien du moindre détail,
de la boîte de trombones aux voitures toujours entretenue prêtes à partir.Il faut ajouter
les multiples attentions et prévenances…"
En
septembre 1982, il fut chargé de l’accueil à Chevilly où il se dépensa
sans compter comme toujours au service des hôtes de la maison pendant une
dizaine d’années, jusqu’au moment où, en raison de sa trop grande fragilité,
on se décida à le transférer à la communauté des anciens.
Au mois de septembre dernier, il dut faire des séjours de
plus en plus prolongés à l’hôpital pour des problèmes pulmonaires qui ne
purent être résolus.
Pendant sa longue agonie, il lui arrivait de parler du Cameroun et de sa
famille. Dans l’après-midi de Pâques nous n’avons pas pu communiquer avec
lui et avons du nous contenter de prier pour lui à ses côtés. Notre cher Frère
Denis, dans la soirée, put prier une
dernière fois avec lui, alors que, dans la matinée, déjà, son frère
Dominique avait pu lui lire à haute voix, l’évangile de Pâques, celui de la
Résurrection.
Il s’endormit au petit matin du lundi de Pâques.
D'après la notice rédigée par le Père Henri d'Hamonville

3 juillet 2008 : Décès du Frère Daniel Blot.
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Un des doyens de notre communauté vient de nous quitter à 93 ans,
discrètement en fin d'après-midi du 3 juillet,
après avoir prié le chapelet avec quelque autres.
Né à Chateaugiron, (35), le 27 février 1915, profès à Chevilly le 9
septembre 1936.
Affectations en FRANCE : Chevilly
(1935-1937, jardinier) ; Piré (1937-1938) ; de 1938 à 1945 : service
militaire, guerre, 5 années de captivité en Allemagne ; Piré
(1945-1946) ; Mortain (1946-1949, jardin) ; Piré (1949-1952, jardin) ;
Saint Ilan (1952-1954) ; Blotzheim (1954-1957) ; Neufgrange (1957-1962)
; Wolxheim (1962-1969, infirmier).-
ITALIE : Rome (1969-1979,
accueil au séminaire français). - FRANCE
: Maison Mère (1979-1989) ; Vence (1989-1990) ; Chevilly (1990-2008).
Inhumé à Chevilly le 8 juillet
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Notre Frère Daniel BLOT
a vécu 93 ans… Il n’est pas facile
d’évoquer un parcours aussi long !
D’abord, Charles Blot, à l’âge de 18 ans, a commencé par travailler deux
ans comme jardinier dans le petit séminaire de la ville où il est né et
où il a grandi : Châteaugiron…Jardinier, il le sera encore, après sa première
profession religieuse en 1936 à Chevilly et à Piré, puis après la guerre à
Mortain, Piré, St Ilan , Blotzheim et Neufgrange…plus de 20 ans de jardinage
et de culture des fleurs qu’il aimait tant !. Lui-même, il note sur sa
feuille de renseignements personnels : connaissances et aptitudes spéciales :
« jardinage » ! J’ai aussi trouvé dans son cahier de
retraite qu’il tenait fidèlement… écrites de sa belle écriture, ces
quelques lignes de Jean Vannier : « Il y a des fleurs dans le
jardin des hommes qui sont PETITES ( il souligne le mot), qui ne semblent pas
tenir beaucoup de place, mais elles sont d’une beauté rare. Pour voir cette
beauté, il faut savoir soi-même devenir PETIT. Et quand on l’a vue, on est
bouleversé et on ne peut que chanter la gloire de Dieu qui fait de telles
MERVEILLES d’amour, d’humilité et de paix »…Sachez lire entre
les lignes ! Je n’ai pas été étonné de trouver dans sa petite
bibliothèque ces quatre ouvrages : « Fleurs, plantes et arbres
de jardin » « Arbustes
à fleurs » « Pelouses
et plantes couvre sol » « Roses, mon carnet d’émotions ». Ne
soyez pas étonnés de voir sur son cercueil cette magnifique composition
florale réalisée par Daniel Béguin.
Daniel avait fait son service militaire en 1938 et 1939 au 106ème
R.I. à Reims : une belle photo d’époque en tenue militaire, avec la
fourragère et les gants de cuir l’atteste…Au dos de cette photo, il a écrit :
« tenue fantaisie…crâneur va !…eh oui…les jeunes ! ».
Ensuite, pour lui, ce fut l’épreuve de la captivité pendant 5 ans dans les
Sudètes, bien à l’est de Dresde…Dans ces affaires, j’ai trouvé une
petite photo bien usée avec au dos cette inscription de sa main : «
1944 – Triebchitz – Tchécoslovaquie »…Un récit d’un ancien
prisonnier trouvé sur internet situe Tribchitz près de Brüx...localité que
je n’ai pas réussi à situer avec précision sur un Atlas. Je n’ai pu
recueillir aucun écho de cette période de sa vie ( entre septembre 1939 et
juillet 1945), alors que le Père Maurice Fréchard, qui regrette de n’être
parmi nous aujourd’hui, me disait au téléphone avant hier que le Frère
Daniel parlait volontiers de cette étape de sa vie pendant ses dix années
romaines. En effet, Daniel assura
l’accueil des évêques au Séminaire Français de Rome…Dans un carnet, il
notait tous les noms des évêques et de leurs collaborateurs de passage dans
cette maison confiée aux spiritains. Apparemment, il a eu l’occasion de connaître
tous les évêques de France de cette époque. Il y a quelques mois, quand notre
évêque, le Père Michel Santier, est
venu nous rendre visite, une des premières choses qu’il m’a demandé, ce
sont des nouvelles du Frère Daniel qu’il était pressé de
rencontrer…(notre évêque était alors étudiant à Rome avec Claude Tassin).
C’est à Rome que le Frère Daniel a commencé à fréquenter les groupes de
prière.
Ensuite, Daniel passa 10 ans à la Maison Mère, à la Rue
Lhomond, au service de la sacristie. Il eu la joie, à l’occasion de ses 50
ans de vie religieuse, en 1986, aller faire un pèlerinage en Terre Sainte. A la
suite de sérieux ennuis à la colonne vertébrale, il est resté à Vence pour
un long repos, avant de rejoindre Chevilly où il a passé ces 18 dernières années
terrestres…Il était particulièrement désorienté ces derniers mois.
Mon dernier mot sera celui que je trouve au bas de sa feuille
de renseignements : « promenade d’une vie », expression
qu’on retrouve ailleurs dans ses notes personnelles…Cette « promenade »
se poursuit désormais dans un autre monde où Daniel continue à cultiver son
jardin et ses fleurs, au paradis, sous le soleil de Dieu.
Francis Kihm
11
juillet 2008 : le Père Henri Troufléau.
décédé à Paris, âgé de 82 ans
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Né le 25 mai 1926 à Auneau
(28) ; Profès le 8
septembre 1946 à Cellule ; Prêtre le
5 octobre 1952 à Chevilly
AFFECTATIONS :
SÉNÉGAL : Ziguinchor
(1953-1957).FRANCE : Bordeaux
(1957-1958, santé) ; Paris, (1958-1962, animation missionnaire).
CONGO : Dolisie (1962-1975 :
vicaire à St Paul de 1962 à 1971 et à Fatima de 1971 à 1976) ;
Brazzaville (1977-1979, Ouenze)
FRANCE : Paris (1976-1977,
recyclage) ; Chevilly (1979-1981) ; Antony (1981-2004, aumôniers des Sœurs
de St Joseph de Cluny) ; Chevilly (2005-2008).
inhumé à Chevilly le 16 juillet.
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Une
photo conservé par notre frère Henri Troufléau nous décrit un peu ses
origines : devant la maison
familiale, dénommée Café National – Tonnellerie, au coin de deux rues, il
se trouve, âgé d’à peine deux
ans, dans les bras de Honorine, sa
maman, à côté de son père, Louis-Alexandre, le tonnelier, de sa sœur âgée
de 16 ans de son oncle Louis, frère de son père et du chien dénommé Black :
une famille d’artisans dans un bourg rural de France. C’était à Auneau,
petite ville d’Eure-et-Loire, un peu à l’écart des grandes routes qui mènent
de Paris à Chartres, à 25 km de cette ville, siège du diocèse et de la cathédrale.
Il aimait parler de son village natal et était fier d’être du diocèse de
Chartres. C’est là qu’il est né le 25 mai 1926 de parents déjà âgés,
il était le dernier, né 20 ans après sa sœur aînée. Sa maman était déjà
décédée, en 1944, lorsqu’il entra au Noviciat.
Il me semble me rappeler qu’il fit
ses études au petit séminaire du diocèse, entendit l’appel missionnaire et
finalement rejoignit le noviciat spiritain de Cellule en 1945 ; il fit
profession le 8 septembre 1946. Après la philo à Mortain et la théologie à
Chevilly, il fut ordonné le 5 octobre 1952 et partit au Sénégal, à
Ziguinchor, où il enseigna au petit séminaire et s’occupa des mouvements de
jeunes pendant quatre années. Il semble que sa santé lui ait causé quelques
problèmes, puisque nous le retrouvons à Bordeaux pendant un an, malade, puis
à la Maison-Mère à Paris pour ce qu’on appelait la Propagande, animation
dans les petits et grands séminaires, les collèges, les expositions
missionnaires. Au bout de quatre ans, il demande à repartir en Mission en
Afrique.
De 1962 à 1979, ce seront 17 années
au Congo-Brazzaville. Dont quinze à Dolisie, petite ville située sur la voie
ferrée entre Brazzaville et Pointe-Noire. Il y trouvera là une solide équipe
de confrères, les Pères Baumgarten, Aguillon, Le Normand, Laloux, et les frères
de Saint-Gabriel, récemment arrivés pour diriger le collège. Henri sera
employé au ministère dans cette vaste mission qui s’étendait, du nord au
sud sur une bande de 180 km sur 50. Il parcourt sans cesse les villages. Ce qui
ne l’empêche pas de participer à l’accueil de tous les confrères des
missions voisines qui sont de passage ou viennent se ravitailler à Dolisie et
qui profitent de la vaste maison construite pour cela. En 1965, après la
nationalisation brutale des écoles, il doit lutter avec les autres confrères
contre la main-mise de l’État sur les bâtiments du
collège Saint-Gabriel, que les frères pourront finalement récupérer
comme petit séminaire. De 1970 à 1976, il réside à l’autre paroisse de
Dolisie, ND de Fatima dont il devient le responsable. Là, en compagnie d’un
prêtre diocésain congolais, ce sont les tâches du ministère paroissial,
l’apostolat des communautés chrétiennes des quartiers de cette ville en
plein développement, la catéchèse, mais aussi la gestion toujours délicate
d’une salle de cinéma appartenant à la mission. Il y a donné toutes ses
forces sacerdotales, très actif et dévoué à son ministère. Pourtant, il dut
rentrer en France en 1976 pour une année de recyclage et, les conditions
d’accueil dans le diocèse de Pointe-Noire ayant évolué, il ne revint pas à
Dolisie, mais à Brazzaville pour deux années dans la grande paroisse de Ouenzé
dont l’évêque lui confia la responsabilité.
Là aussi, il dut mener de front l’animation de cette communauté et la
gestion matérielle d’une industrie de parpaings, nécessaire à la vie de la
paroisse. Sa santé n’y résista pas.
En mai 1979, ce fut le retour définitif
en France. Il vint d’abord à Chevilly pour soigner une colonne vertébrale
bien abîmée. Mais souhaitant toujours du ministère, il accepta l’aumônerie
des Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny à Antony. Ce fut un ministère astreignant
dans une vaste communauté de sœurs anciennes, ce qui ne l’empêcha pas de se
mettre à la disposition de la paroisse et de mener le ministère un peu spécial
d’aumônier de cimetière. En lien avec le service des Pompes funèbres, il répondait
volontiers, aux souhaits des familles qui désiraient avoir un prêtre
pour les dernières prières.
Il restait l’homme de relations
qu’il avait toujours été ; fidèle en amitié, toujours prêt à rendre
service, parfois un peu imprudemment, il exerçait ainsi ce besoin de chaleur
humaine qu’il avait développé dès son séjour au Congo et il gardait
contact avec ceux qu’il avait connu là-bas. Vivant en France, hors d’une
communauté spiritaine, il venait facilement rue Lhomond ou à Chevilly, où il
exprimait ce besoin de relations, en conversations de toutes sortes avec ceux et
celles qu’il rencontrait.
Sa santé, cependant se dégradait,
il dut venir à Chevilly en 2003 pour un long séjour après une opération ;
puis, les premiers symptômes de sa maladie se manifestèrent et son caractère
commençait à se durcir ; il devenait susceptible et exclusif dans ses réactions,
son ministère chez les religieuses devint plus difficile :
en mars 2004, à la suite d’un malaise, il lui fallut quitter Antony
pour nous rejoindre ici et se confier aux soins de plus en plus nécessaires, à
la charité et la patience admirables de nos Sœurs infirmières. Primitivement,
il devait rejoindre la nouvelle communauté des Spiritains à Nogent, auprès de
nos Sœurs, mais son état déjà ne le permettait pas. Lentement, nous
l’avons vu s’enfoncer avec peine dans une inconscience progressive, accroché
à son chapelet ; ce temps d’épreuves dura ainsi plus de deux ans. Il y
a peu de temps, devant l’interrogation des médecins sur son état, et pour être
certain qu’il ne souffre pas, on dut le confier à la clinique Jeanne Garnier,
à Paris, spécialisée dans les soins palliatifs.
C’est là, après un court séjour, qu’il a rejoint son Seigneur
vendredi dernier.
Henri nous laisse le souvenir d’un
confrère très convivial, religieux attaché à sa vocation, prêtre soucieux
de la vie chrétienne des autres et très fidèle à son ministère pastoral, très
fidèle aussi dans ses amitiés. Ce qui ne l’a pas empêché d’être homme
comme chacun de nous avec ses faiblesses ; comme nous disons dans la prière
de l’office « peinant sur le chemin de la vie parfaite ». Nous le
remettons entre les mains du Père Miséricordieux, avec l’action de grâce
pour tout le bien qu’il a fait et dont nous avons été témoins
Guy Pannier

26 juillet
2008 : Le Père Jean-Marie GRIVAZ
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Né
le
27 juin 1914 à Mégevette-Jorat (74)
Profès
le
8 septembre 1934 à
Neufgrange
Prêtre le
5 juillet 1942 à Cellule
AFFECTATIONS :
FRANCE Nancy (1943-1945, vicaire
instituteur).
CONGO
: Mbamou
(1945-1948, professeur).; Ouenzé (1948-1971, curé) ; Tala-Ngaï
(1971-1992, curé).
FRANCE
: Chevilly (1992-2008, retraite).
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C'est par un coup de téléphone de ses neveux que nous venons d'apprendre le
décès de notre confrère Jean-Marie GRIVAZ, notre vice-doyen. Il était depuis
quinze jours en résidence chez ses neveux,
Jean-
Marie Grivaz est né à Megevette, un petit village situé à 1215 m
d’altitude en Haute Savoie, le 25 juin 1914. Ses parents étaient
cultivateurs. Son frère Eugène et lui furent « recrutés » par un
Père d’Allex et Jean-Marie y arriva e 1925. Il fut conforté dans son désir
de la vie missionnaire par le décès de son frère qui mourut de tuberculose
pendant son année de noviciat. « j’ai
toujours eu l’idée de le remplacer . ». Il poursuivit sa formation à
Allex, Cellule, le noviciat à Neufgrange, la philo à Mortain et fit son
service militaire à Bourg en Bresse en 1935-1937. La guerre vint le surprendre
lors de son stage au Bouveret et il fit la campagne de 1939-1940. Il finit sa théologie
à Cellule en 1942 et fut ordonné le 5 juillet 1942. Affecté au Congo, il ne
put partir qu’en Avril 1946.
Voici comment lui-même raconte son parcours missionnaire congolais dans une
notice trouvée dans ses papiers :
« Quelques
jours passés à Brazzaville et je rejoins mon premier poste, le petit séminaire
de Mbamou, à 80 km de Brazzaville. J’y enseignai français-latin et Sciences,
en classe de cinquième, à une vingtaine de jeunes congolais. Je devais aussi
me charger de la paroisse et de ses écoles primaires, tout en apprenant à
parler le Lari. Ca va durer tant bien que mal jusqu’au début de l’année
1947.
« Arrive alors le P. Moysan, notre supérieur principal
et curé de Sainte Anne du Congo qui vient me faire une proposition :
quitter Mbamou et venir à Ouenzé où une église est en construction dans un
quartier en pleine expansion. Un abbé africain, (le futur Mgr Gassongo) en était
chargé, mais à la suite de troubles tribaux, il a demandé son changement et
la place est libre. J’ai accepté, mais il a fallu attendre la fin de l’année
scolaire, juillet 1947 pour venir m’installer à Sainte-Anne-du-Congo, d’où
je prendrai contact avec Ouenzé, distant de 4 km.
« Sainte-Anne était une grande communauté : P.
Moysan, supérieur ; P. Fourmont, “ briquettier“ ; P. Vallée,
puis P. Ollichet chargé des écoles et surtout P. Lecomte, constructeur de
Sainte-Anne et grand Patron, plus le P. Roussel, et voilà ! J’étais là
et devais vivre toute ma vie missionnaire dans cet immense quartier : 24
ans à Ouenze, 19 ans à Talangaï et 2 ans à Saint Joseph de « Tout-pour-le-Peuple ».
« De juillet 1947 à Mai 1950, j’ai vécu à
Sainte-Anne et le matin, puis la soirée, je me rendais en vélo pour les catéchismes
des adultes, pour l’école Saint-Michel, école de pierre bâtie à côté du
marché de Ouenzé. A partir de janvier 1948, chaque dimanche, nous disons la
messe, célébrée en Lingala par le P. Moysan ; puis, j’essaie de parler
Lingala et c’est après Pâques que Mgr Biéchy bénit l’église inachevée.
« A partir de là je serai plus indépendant : sur
les conseils du P. Moysan, je cherche un moyen de gagner de l’argent et, après
divers essais, je vais entreprendre la fabrication et la vente d’agglos
(parpaings) en ciment. Tout de suite, les clients sont là et le succès durera
jusqu’à maintenant où la vente d’agglos fait toujours vivre la Paroisse
Sainte-Marie de Ouenze.
« Et, un beau jour du printemps 1950, j’ai chargé
mon maigre mobilier dans la camionnette et le P. Roussel me débarqua dans le
presbytère tout neuf de Ouenze. Un beau discours de Obongo Joseph, président
du Conseil paroissial m’y attendait, et il conclut : “et maintenant
nous avons une église, des écoles, un curé et son presbytère, enfin tout !
et chacun n’a qu’à se d…er pour faire son salut ! “. Tout le monde
applaudit.
« J’y vivrai d’abord seul, puis arriva le renfort
du P. Cariou, P. le Moal et surtout le P. Jean Ernoult. Peu à peu s’organisa
la vie paroissiale, écoles, action catholique, scouts, JOC , Légion de
Marie etc, avec ses joies et ses misères. »
Il
relate ensuite l’arrivée des Sœurs de Ribeauvillé : il a tout préparé
pour les recevoir et « bientôt les fillettes des Sœurs parleront le français avec un léger accent alsacien ! »
C’est ainsi que se terminent ces feuillets.
Dans un article de « La Semaine Africaine », il est noté que le Père
J-M Grivaz « a porté l’Évangile du Christ en terre africaine,
notamment au Congo ou il a consacré sa vie et sa force à la construction de
l’Eglise locale et la formation des cadres du pays… En dehors de ses talents
de pédagogue, le Père Grivaz a construit des églises, telles que Saint Jean
Marie Vianney de Mouleke, Saint Augustin de la Tsiémé, Saint Jean Baptiste de
Talangaï, Saint Joseph de Tout pour le peuple, Sainte Odile de Ngabe et quantité
d’écoles. »
C’est
dans la maison où il naquit il y a 94 ans que le Père Jean-Marie Grivaz nous a
quitté ; il était allé passer quelques semaines dans ses montagnes
natales. C’est au matin du 26 juillet qu’on l’a retrouvé dans sa chambre,
assis dans son fauteuil, le chapelet à la main.
La nouvelle a été ressentie avec beaucoup de tristesse par
notre communauté de Chevilly où Jean-Marie était presque le doyen, mais
toujours présent à toutes les activités, même au bridge du samedi soir
Il nous laisse l’exemple d’un confrère toujours souriant et agréable,
supportant vaillamment les difficultés du grand âge. Certains de ses anciens
congolais venaient lui rendre visite et cela lui faisait toujours chaud au cœur.
L’Eucharistie du dernier adieu a eu lieu à
Onnion, en Haute Savoie le 29 juillet 2008.
La communauté était représentée par les Père Francis Kihm, Joseph
Mermier et le Frère Denis Damour.

12
Décembre 2008 : Le Père Antoine Guichard
Né
le
30 juin 1930 à Clermont-Ferrand.
Profès le
25 mars
1951 à Mortain. Prêtre
le 6
octobre 1957 à Chevilly.
AFFECTATIONS : GUINÉE
: Brouadou (1959-1960 ; Mongo (1960-1967, expulsé en mai 1967).
CENTRAFRIQUE
: Bambari (1967-1976, curé).
FRANCE
: Ministères divers dans le diocèse de St Etienne : L'Horme (1977-1978,
curé) ; Roche La Molière (1978-1987) ; Le Chambon Fongerolles
(1987-1996) ; Montrond-les-Bains (1996-2001) ; Feurs (2001-2007).
Chevilly-Larue (2007-2008, santé, retraite
Ses obsèques ont
été célébrées à Chevilly-Larue le mardi 16 décembre
à 14 h 30. |

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Avec Antoine, je partageais le privilège d'être né dans le même diocèse :
de
Clermont Ferrand ! cela renforçait nos relations personnelles si faciles à établir
et à entretenir
avec un homme aussi charmant... qui, partout où il est passé, a laissé le
souvenir de sa bienveillance et de sa sérénité. Son neveu ne s'était pas
trompé en Lui demandant
: « Tonton, comment tu fais pour être aussi gentil... » C'est
la sœur cadette d'Antoine, Noëlie, qui l'a révélé au cours
conversation
téléphonique, en parlant d'Antoine qu'elle qualifiait «
frère super »
A l'âge de 15 ans, il décide personnellement et après mûre
réflexion d'aller
à St
Joseph d'Allex pour se préparer à la vie de missionnaire dans
les pas de son oncle maternel, le Père Antoine NANTAS, qui avait
été en Martinique et à l'île de la Réunion. Il a suivi le cursus classique
de formation spiritaine qui l'a conduit à l'ordination
sacerdotale en 1957 ici à
Chevilly,
puis
à son
départ en mission l'année
suivante ... Il est envoyé en Guinée Conakry, en milieu Kissi. Il
est d'abord à BROUADOU où il
met en valeur ses dons de travailleur manuel
en conduisant le chantier de réfection de l'église. En 1960, il est
nommé à MONGO, où il s'intéresse
beaucoup à la catéchèse en appliquant
progressivement les directives du Concile Vatican
II. et en travaillant en équipe, spécialement avec le Père Robert LAMBOSSY. Et en mai 1967, il est expulsé du pays avec tous les
autres missionnaires européens...
Après quelques mois en France, il repart en Afrique, en République Centrafricaine
à Bambari, ville dont il sera curé une dizaine d'années. avec Pierre Gaschy
comme vicaire. Il s'investit dans ce milieu rural tant au plan pastoral
que développement. Et puis, la cinquantaine approchant,
il manifeste de plus en plus des signes de grande fatigue, sa
santé s'est bien détériorée. Il rentre en France et est soigné à
l'hôpital
de La Pitié dans le service du Pr Gentilini. Il doit se résoudraà renoncer à
l'Afrique.
Alors, il
se lance dans le ministère paroissial dans le diocèse de St Etienne,
où il anime plusieurs paroisses et est au service de la pastorale
des migrants pendant 20 ans ... tout un bail ! En apprenant son
décès, le vicaire général écrit : « Ce
petit mot pour vous dire notre peine et notre
espérance pour Antoine que nous avons tant apprécié à St Etienne et
qui a tant donné pour le diocèse». Tout
à l'heure, le Père Guy Vialla, son
successeur à Fours, nous dira le souvenir laissé
par
Antoine dans sa paroisse. En parallèle, il est responsable de
l' « équipe
du Rhône » qui réunit chaque trimestre, à Allex, les
spiritains engagés en pastorale
dans toute la région.
En 2007, il accepte d'obéir au médecin qui lui rappelle que
son cœur est
« usé » ...et qu'il exige un sérieux repos. Alors, très volontiers il rejoint
notre communauté où il trouve vite sa place. Très apprécié pour
sa fraternité, il est élu au conseil de la communauté.
Mais, son cœur d'apôtre est en manque ... il s'intègre à la pastorale
du secteur
Val de Bièvre. Marc Lulle nous donnera son témoignage avant
de célébrer le dernier adieu.
Antoine aussi a besoin de faire du travail manuel. A son
rythme, en se hâtant lentement, il travaille dans le parc tous les jours.
Vendredi dernier,
vers 16h, en rentrant du parc où il débroussaillait le long de la clôture
avec le Parc Départemental, alors que la température était
en dessous
de zéro ( ce qui n'est pas l'idéal pour un cardiaque ! ), un
malaise ... Les sœurs le prennent en charge à l'infirmerie ... Nous n'arrivons
pas à joindre notre médecin ... Il semble qu'il aille
mieux et reste
très attentif à tout ce qui se passe ... Il me fait savoir qu'il
doit: présider
des messes ce week-end, mais il tient à me rassurer en
me disant
que tout est prêt sur sa table dans sa chambre. Puis, une
sœur, vient
le voir et lui annonce le service d'une tisane ... Elle revient
et constate
avec consternation qu'il a rendu son dernier souffle. Une
autre sœur
essaye un massage cardiaque en vain ... Ainsi, Antoine nous
a quittés sur la pointe des
pieds.
Son homélie écrite de sa belle écriture se concluait ainsi
« La merveille
de Dieu, c'est de donner à tout homme la possibilité de
grandes et belles choses. Mais,
cela c'est Dieu qui le donne »
A sa
suite, le Père Guy Vialla de St Etienne, et le Père Marc Lulle, curé de
Cachan, ont donné leur témoignage sur Antoine. La chorale congolaise de
Saint-Etienne que la Père Guichard avait accompagné et dont une dizaine de membres
ont fait le déplacement jusqu'à nous, a animé la cérémonie par quelques
chants congolais. Un beau geste dont nous les remercions vivement.

26 décembre 2008 : le Père Guy Billaud
Né le 22 juillet 1933 à Les
Epesses (85) Profès à Cellule le 8 septembre 1954, Prêtre à Chevilly
le 30 septembre 1962. Décédé le 26 décembre 2008 à la communauté
de Chevilly.
Affectations :
Ile Maurice : Pamplemousse (1963-1964) ; Curepipe
(1964-1971).
France : Maulevrier (1971-1974)
Ile Maurice : Sainte-Croix (1974-1980) ; Grand-Baie (1980-1982) ;
Centre de Flacq (1982-1987) ; St Jean-Quatre-Bornes (1987-1993) ;
Rose-Hill, Sous-maître des novices (1993-1994) ; Saint-Julien
(1994-1995 ; Maison Libermann (1995-1998) ; Pamplemousse, Curé
(1998-2001) ; Sainte-Croix (2001-2004).
France : Auteuil, (2005-2007) ; Chevilly, retraite
(2007-2008)
L'inhumation a eu lieu le mardi 30 décembre 2008.
Des détails sur le Père Guy Billaud suivront.
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