Congrégation du Saint-Esprit 
      
                       sous la protection du Cœur Immaculé de Marie ( Spiritains )
 
         
                           SÉMINAIRE des MISSIONS
                                                             de Chevilly-Larue  (Val de Marne) 
    
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Nos confrères défunts en 2008

15 mars 2008Frère Edouard Joseph GRALL

le 28 novembre 1924 à Collorec (29)
Profès le 5 octobre 1944 à Piré 

AFFECTATIONS : 
SÉNÉGAL : Ngazobil (1949-1951, forge) ; Dakar (1951-1962, imprimerie) ; Rufisque (1962-1965, atelier St Joseph). 
FRANCE
: Maison Mère (1966-1972, CIM : foires, expositions – 1972-2003, procure – emballage) ; Chevilly Larue (2003-2008, retraite).  

Le Frère Edouard Grall est décédé samedi dernier, le 15 mars, en la célébration anticipée de la fête de Saint Joseph. Avec beaucoup d'autres confrères et ami(e)s, je veux exprimer ma profonde gratitude à son égard. Pendant neuf ans, j'étais en communauté avec lui, à la Rue Lhomond, admirant son égalité d'humeur, sa conscience professionnelle, les innombrables services rendus à la Mission et aux Missionnaires de tant de Congrégations, en collaboration avec le Frère Bertrand du Boisbaudry. Comme il tenait ses registres aussi parfaitement qu'il faisait ses emballages, il sera facile de calculer le nombre de tonnes de marchandises expédiées par lui tout au long de ses années actives. Il a aussi rendu bien d'autres services dans notre complexe communauté de la Maison-Mère, aidant souvent à "mettre de l'huile dans les rouages"... Que le Seigneur Ressuscité l'accueille comme un de ses bons et fidèles serviteurs !
 Fraternellement, Jean-Paul Hoch, Supérieur Général

Joseph Grall , né à Collorec, dans le Finistère de parents agriculteurs avait 5 frères et sœurs. Deux de ses frères Yves et Mathieu sont devenus aussi religieux spiritains. Désirant devenir prêtre missionnaire comme son aîné Mathieu, il entre au Noviciat pendant la guerre et fait profession .à Piré (35) en 1944. En première année de philo, ses supérieurs lui demandent de continuer sa formation comme Frère et malgré sa désillusion, il accepte volontiers " Le Bon Dieu ne me veut pas religieux-prêtre, fiat, je me donne à lui comme religieux-frère, je veux être missionnaire avec la grâce de Dieu". Il devient Frère Édouard et après sa formation, il est envoyé au Sénégal, d'abord comme forgeron et mécanicien, puis à Dakar comme mécanicien à l'Imprimerie de la Mission. Il y fut très apprécié pour son travail er ses contacts. Rentré en France, il fut affecté à Paris, rue Lhomond, pour le service de la propagande spiritaine, parcourant la France dans les diverses Foires et expositions où les spiritains pouvaient avoir un stand de livres ou d'objets missionnaires.
    De 1972 à 2003, soit pendant plus de trente ans, Frère Edouard est affecté à la Procure des Missions, au services des expéditions. On ne saura jamais combien de livres, d'objets de toutes sortes ont été déposée dans son magasin, non seulement par les spiritains, mais aussi par des membres de toutes les congrégations missionnaires de Pères et de Sœurs qui trouvaient en lui cette "logistique" qui leur manquait généralement. Il emballait, pesait, étiquetait de sa belle écriture calligraphiée, faisait les bordereaux, les enregistrait, collait les timbres (il n'avait jamais voulu d'une machine à affranchir !). Lui que ses professeurs qualifiait de timide, montrait un don étonnant pour les contacts : il avait de nombreux amis dans le voisinage : les postiers, les employés de l'école de physique et chimie, les anciens du Patronage Ste Mélanie qui venaient jouer aux boules le dimanche matin ! Il élevait des chats perdus qui venaient trouver refuge parmi les colis.
En communauté, même s'il avait quelques mal à en suivre toutes les règles, gardant l'essentiel de son contact avec son Seigneur, il était le compagnon joyeux et attentionné, toujours prêt à recevoir ceux qui venaient se reposer auprès de lui, sachant, comme le remarque son ancien supérieur "mettre de l'huile dans les rouages", expression très fine qui sera comprise des anciens habitués de la salle d'expédition.
En 2003, sa santé se dégrade et il doit abandonner son poste et il rejoint Chevilly ou, petit à petit, après un mieux réel, il s'enfonce dans une dépendance de plus en plus grande. Il est décédé tranquillement au matin du 15 mars, jour où l'on célébrait la fête anticipée de Saint-Joseph son saint patron et celui des Frères. 
Nous conserverons de lui, l'image d'un homme profondément dévoué, sachant difficilement refuser, très consciencieux et délicat, un frère missionnaire qui, par son travail obscur et parfois insuffisamment reconnu par certains, servait la Mission spiritaine et permettait son expansion dans le monde.
Il repose maintenant avec ses confrères dans notre cimetière après une cérémonie liturgique qui a rassemblé les membres de ses deux communautés de Paris et Chevilly, sa sœur, son époux et ses neveux et de nombreux amis.

24 Mars  : le Père Gérard Fleuriot de Langle 

Nle 22 janvier1933 à Boulogne Billancourt , Profès le 8 septembre 1952 à Cellule,  Prêtre le 4 octobre 1959 à Chevilly 
Décédé à Chevilly-Larue le 24 mars 2004

AFFECTATIONS : 
CAMEROUN :
Nkolvé par Saa (1961-1962 et 1964-1965, vicaire).
FRANCE
: Maison Provinciale (1962-1963, animation missionnaire ) ; Pentecôte sur le Monde (1965-1982) ; 
Chevilly Larue (1982-2008,  accueil, entretien puis retraite).

Il a été inhumé le jeudi 27 mars 2008

Notre confrère, le Père Gérard de Langle est né le 22 janvier 1933 à Boulogne-Billancourt. Il vennait donc d’avoir 75 ans ; il avait deux frères prêtres : Dominique, du clergé de Paris, et Guy, missionnaire Père Blanc au Burundi, décédé depuis.
    Gérard a fait à Rennes, au collège St Vincent, une partie de ses études secondaires, puis à 18 ans, il entre au noviciat, à Cellule en 1951- 1952. Sa lettre de demande d’admission dans la congrégation  le définit parfaitement : « Depuis l’âge de 10 ans, je caressais le projet d’être un jour missionnaire du Saint Esprit, tout d’abord pour servir le Christ en mes frères les noirs Je vous demande donc si vous pourriez m’accepter dans votre séminaire de Cellule. Je sais bien que je suis bien indigne pour remplir une tâche aussi magnifique, mais je vous promets qu’avec les grâces du bon Dieu je ferai mon possible pour marcher vers la sainteté qui est le but de tout missionnaire.. »

    Il fit profession le 8 septembre 1952 à Cellule, puis de 1952 à 1954 poursuivit sa philo à Mortain. Ce furent ensuite dix-huit mois  de service militaire à Fréjus qui était la base en France des Troupes d’Outre-Mer et fut associé par l'Aumônier militaire à la catéchèse des soldats africains. Il retrouva ses confrères pour quatre années de théologie à Chevilly de 1956 à 1960 avec son ordination sacerdotale le 4 octobre 1959.

    Voici comment il est vu par les responsables de sa formation : « Esprit religieux profond,  vie religieuse authentique, réel souci de pauvreté. Sens de la communauté aigu, toujours au service de la communauté, grande générosité et dévouement.
Généreux au service du Seigneur. Tendance à trop se donner et à ne pas ménager ses forces. Se laisse parfois influencer par sa grande sensibilité et sa grande charité. »
    Ceux qui l’ont connu et aimé ne peuvent que souscrire à ce jugement en y ajoutant beaucoup d’humilité et surtout la note de joie constante et d’optimisme qui le caractérisait. Il était toujours proche de ceux qui étaient en difficulté et n’avait de cesse de les réconforter. Il faisait preuve, également, d’un dynamisme certain. Par ailleurs, ceux qui ont fait des « itinérantes » avec lui ont pu constater qu’il savait faire preuve de beaucoup de réalisme pratique et d’efficacité. Ces fameuses expositions missionnaires itinérantes sur les places publiques que les scolastiques organisaient pendant les grandes vacances dans certaines régions de France et qui duraient de trois semaines à un mois pour faire connaître la congrégation et les Missions, n’allaient pas sans grosses fatigues. C’était Gérard qui y avait le rôle le plus difficile : précéder en moto l’équipe elle-même pour contacter sur place, une semaine avant,  les autorités civiles et religieuses, afin de tout organiser. Il s’acquittait de cette tache  à la perfection et à la satisfaction de tous.
    C’est dire qu’objectivement au long de ces dix années de formation, absolument rien ne laissait présager les épreuves qui allaient bientôt s’abattre sur lui et qui ont si gravement perturbé tout le reste de sa vie, à la stupéfaction de ceux qui avaient vécu avec lui jusque là. On touche là l’impénétrabilité des vues divines sur nos vies ou l’insondable mystère de la Croix
    Le Bulletin Provincial signale que le P. de Langle s’embarqua à Bordeaux le 5 octobre 1960 avec quatre autres confrères sur le « Foucauld » pour la cinquième année de pastorale à Brazzaville. Cette cinquième année de formation avait été  instituée par Rome l’année précédente. De là , en avril 1961, il rejoignit sa Mission de première affectation au Cameroun et y resta 14 mois. Puis, on le retrouve à la rue Lhomond, chargé de ce qu’on appelait autrefois la Propagande, pour un an et demi, jusqu’en décembre 1963.
En janvier 1964, c’est le retour dans sa mission du Cameroun où il reste quinze mois et en juin 1965, c’est le retour définitif à Paris, très marqué par de grosses difficultés d’adaptation à la vie missionnaire. Il intègre alors l’équipe de la revue spiritaine Pentecôte sur le Monde dirigée par le Père Bernier. C’est là qu’il va se restructurer dans un travail d'équipe, en compagnie de la  Sœur Sophie qui les aidait et ce fut dans
cette équipe de vie et de travail au service de la revue que fut finalement son salut, mais s’arrêta à la mort du P. Bernier en octobre 1981. Voici le témoignage de ce dernier sur son précieux collaborateur : 
« Le P. de Langle est chargé du service des abonnements (tenue du fichier, routage, expédition). En plus, il s’occupe de toutes les questions d’entretien et de la quasi-totalité des courses à l’extérieur. Tout cela représente  une somme énorme de travail. Et ce qui est admirable, que j’admire en tout cas, c’est que le P. de Langle le fait avec une constance exemplaire, du matin jusqu’au soir et du 1er janvier au 31 décembre. Il n’oublie rien du moindre détail, de la boîte de trombones aux voitures toujours entretenue prêtes à partir.
Il faut ajouter les multiples attentions et prévenances…"

En septembre 1982, il fut chargé de l’accueil à Chevilly où il se dépensa sans compter comme toujours au service des hôtes de la maison pendant une dizaine d’années, jusqu’au moment où, en raison de sa trop grande fragilité, on se décida à le transférer à la communauté des anciens.
    Au mois de septembre dernier, il dut faire des séjours de plus en plus prolongés à l’hôpital pour des problèmes pulmonaires qui ne purent être résolus.
Pendant sa longue agonie, il lui arrivait de parler du Cameroun et de sa famille. Dans l’après-midi de Pâques nous n’avons pas pu communiquer avec lui et avons du nous contenter de prier pour lui à ses côtés. Notre cher Frère Denis, dans la soirée, put prier une dernière fois avec lui, alors que, dans la matinée, déjà, son frère Dominique avait pu lui lire à haute voix, l’évangile de Pâques, celui de la Résurrection.
Il s’endormit au petit matin du lundi de Pâques.

D'après la notice rédigée par le Père Henri d'Hamonville

3 juillet 2008 : Décès du Frère Daniel Blot.

    Un des doyens de notre communauté vient de nous quitter à 93 ans, 
discrètement en fin d'après-midi du 3 juillet, 
après avoir prié le chapelet avec quelque autres. 

                  Né à Chateaugiron, (35), le 27 février 1915, profès à Chevilly le 9 septembre 1936.

Affectations en FRANCE : Chevilly (1935-1937, jardinier) ; Piré (1937-1938) ; de 1938 à 1945 : service militaire, guerre, 5 années de captivité en Allemagne ; Piré (1945-1946) ; Mortain (1946-1949, jardin) ; Piré (1949-1952, jardin) ; Saint Ilan (1952-1954) ; Blotzheim (1954-1957) ; Neufgrange (1957-1962) ; Wolxheim (1962-1969, infirmier).
ITALIE : Rome (1969-1979, accueil au séminaire français).
- FRANCE : Maison Mère (1979-1989) ; Vence (1989-1990) ; Chevilly (1990-2008).
Inhumé à Chevilly le 8 juillet

    Notre Frère Daniel BLOT a vécu 93 ans… Il n’est pas facile d’évoquer un parcours aussi long ! 
D’abord, Charles Blot, à l’âge de 18 ans, a commencé par travailler deux ans comme jardinier dans le petit séminaire de la ville où il est né et où il a grandi : Châteaugiron…Jardinier, il le sera encore, après sa première profession religieuse en 1936 à Chevilly et à Piré, puis après la guerre à Mortain, Piré, St Ilan , Blotzheim et Neufgrange…plus de 20 ans de jardinage et de culture des fleurs qu’il aimait tant !. Lui-même, il note sur sa feuille de renseignements personnels : connaissances et aptitudes spéciales : « jardinage » ! J’ai aussi trouvé dans son cahier de retraite qu’il tenait fidèlement… écrites de sa belle écriture, ces quelques lignes de Jean Vannier : « Il y a des fleurs dans le jardin des hommes qui sont PETITES ( il souligne le mot), qui ne semblent pas tenir beaucoup de place, mais elles sont d’une beauté rare. Pour voir cette beauté, il faut savoir soi-même devenir PETIT. Et quand on l’a vue, on est bouleversé et on ne peut que chanter la gloire de Dieu qui fait de telles MERVEILLES d’amour, d’humilité et de paix »…Sachez lire entre les lignes ! Je n’ai pas été étonné de trouver dans sa petite bibliothèque ces quatre ouvrages : «  Fleurs, plantes et arbres de jardin »  «  Arbustes à fleurs »  «  Pelouses et plantes couvre sol » «  Roses, mon carnet d’émotions ». Ne soyez pas étonnés de voir sur son cercueil cette magnifique composition florale réalisée par Daniel Béguin. 

     Daniel avait fait son service militaire en 1938 et 1939 au 106ème R.I. à Reims : une belle photo d’époque en tenue militaire, avec la fourragère et les gants de cuir l’atteste…Au dos de cette photo, il a écrit : «  tenue fantaisie…crâneur va !…eh oui…les jeunes ! ». Ensuite, pour lui, ce fut l’épreuve de la captivité pendant 5 ans dans les Sudètes, bien à l’est de Dresde…Dans ces affaires, j’ai trouvé une petite photo bien usée avec au dos cette inscription de sa main : «  1944 – Triebchitz – Tchécoslovaquie »…Un récit d’un ancien prisonnier trouvé sur internet situe Tribchitz près de Brüx...localité que je n’ai pas réussi à situer avec précision sur un Atlas. Je n’ai pu recueillir aucun écho de cette période de sa vie ( entre septembre 1939 et juillet 1945), alors que le Père Maurice Fréchard, qui regrette de n’être parmi nous aujourd’hui, me disait au téléphone avant hier que le Frère Daniel parlait volontiers de cette étape de sa vie pendant ses dix années romaines. En effet,  Daniel assura l’accueil des évêques au Séminaire Français de Rome…Dans un carnet, il notait tous les noms des évêques et de leurs collaborateurs de passage dans cette maison confiée aux spiritains. Apparemment, il a eu l’occasion de connaître tous les évêques de France de cette époque. Il y a quelques mois, quand notre évêque, le Père Michel Santier,  est venu nous rendre visite, une des premières choses qu’il m’a demandé, ce sont des nouvelles du Frère Daniel qu’il était pressé de rencontrer…(notre évêque était alors étudiant à Rome avec Claude Tassin). C’est à Rome que le Frère Daniel a commencé à fréquenter les groupes de prière. 
    Ensuite, Daniel passa 10 ans à la Maison Mère, à la Rue Lhomond, au service de la sacristie. Il eu la joie, à l’occasion de ses 50 ans de vie religieuse, en 1986, aller faire un pèlerinage en Terre Sainte. A la suite de sérieux ennuis à la colonne vertébrale, il est resté à Vence pour un long repos, avant de rejoindre Chevilly où il a passé ces 18 dernières années terrestres…Il était particulièrement désorienté ces derniers mois.
    Mon dernier mot sera celui que je trouve au bas de sa feuille de renseignements : «  promenade d’une vie », expression qu’on retrouve ailleurs dans ses notes personnelles…Cette « promenade » se poursuit désormais dans un autre monde où Daniel continue à cultiver son jardin et ses fleurs, au paradis, sous le soleil de Dieu.   

Francis Kihm

11 juillet 2008 : le Père Henri Troufléau.
décédé à Paris, âgé de 82 ans


Né le 25 mai 1926 à Auneau (28) ; Profès le 8 septembre 1946 à Cellule ; Prêtre le 5 octobre 1952 à Chevilly

 
AFFECTATIONS :
SÉNÉGAL :
Ziguinchor (1953-1957).FRANCE : Bordeaux (1957-1958, santé) ; Paris, (1958-1962, animation missionnaire).
CONGO
: Dolisie (1962-1975 : vicaire à St Paul de 1962 à 1971 et à Fatima de 1971 à 1976) ; Brazzaville (1977-1979, Ouenze)
FRANCE
: Paris (1976-1977, recyclage) ; Chevilly (1979-1981) ; Antony (1981-2004, aumôniers des Sœurs de St Joseph de Cluny) ; Chevilly (2005-2008).
inhumé à Chevilly le 16 juillet.

Une photo conservé par notre frère Henri Troufléau nous décrit un peu ses origines :  devant la maison familiale, dénommée Café National – Tonnellerie, au coin de deux rues, il se trouve, âgé d’à peine  deux ans,  dans les bras de Honorine, sa maman, à côté de son père, Louis-Alexandre, le tonnelier, de sa sœur âgée de 16 ans de son oncle Louis, frère de son père et du chien dénommé Black : une famille d’artisans dans un bourg rural de France. C’était à Auneau, petite ville d’Eure-et-Loire, un peu à l’écart des grandes routes qui mènent de Paris à Chartres, à 25 km de cette ville, siège du diocèse et de la cathédrale. Il aimait parler de son village natal et était fier d’être du diocèse de Chartres. C’est là qu’il est né le 25 mai 1926 de parents déjà âgés, il était le dernier, né 20 ans après sa sœur aînée. Sa maman était déjà décédée, en 1944, lorsqu’il entra au Noviciat. 
        Il me semble me rappeler qu’il fit ses études au petit séminaire du diocèse, entendit l’appel missionnaire et finalement rejoignit le noviciat spiritain de Cellule en 1945 ; il fit profession le 8 septembre 1946. Après la philo à Mortain et la théologie à Chevilly, il fut ordonné le 5 octobre 1952 et partit au Sénégal, à Ziguinchor, où il enseigna au petit séminaire et s’occupa des mouvements de jeunes pendant quatre années. Il semble que sa santé lui ait causé quelques problèmes, puisque nous le retrouvons à Bordeaux pendant un an, malade, puis à la Maison-Mère à Paris pour ce qu’on appelait la Propagande, animation dans les petits et grands séminaires, les collèges, les expositions missionnaires. Au bout de quatre ans, il demande à repartir en Mission en Afrique. 
        De 1962 à 1979, ce seront 17 années au Congo-Brazzaville. Dont quinze à Dolisie, petite ville située sur la voie ferrée entre Brazzaville et Pointe-Noire. Il y trouvera là une solide équipe de confrères, les Pères Baumgarten, Aguillon, Le Normand, Laloux, et les frères de Saint-Gabriel, récemment arrivés pour diriger le collège. Henri sera employé au ministère dans cette vaste mission qui s’étendait, du nord au sud sur une bande de 180 km sur 50. Il parcourt sans cesse les villages. Ce qui ne l’empêche pas de participer à l’accueil de tous les confrères des missions voisines qui sont de passage ou viennent se ravitailler à Dolisie et qui profitent de la vaste maison construite pour cela. En 1965, après la nationalisation brutale des écoles, il doit lutter avec les autres confrères contre la main-mise de l’État sur les bâtiments du  collège Saint-Gabriel, que les frères pourront finalement récupérer comme petit séminaire. De 1970 à 1976, il réside à l’autre paroisse de Dolisie, ND de Fatima dont il devient le responsable. Là, en compagnie d’un prêtre diocésain congolais, ce sont les tâches du ministère paroissial, l’apostolat des communautés chrétiennes des quartiers de cette ville en plein développement, la catéchèse, mais aussi la gestion toujours délicate d’une salle de cinéma appartenant à la mission. Il y a donné toutes ses forces sacerdotales, très actif et dévoué à son ministère. Pourtant, il dut rentrer en France en 1976 pour une année de recyclage et, les conditions d’accueil dans le diocèse de Pointe-Noire ayant évolué, il ne revint pas à Dolisie, mais à Brazzaville pour deux années dans la grande paroisse de Ouenzé dont l’évêque lui confia la  responsabilité. Là aussi, il dut mener de front l’animation de cette communauté et la gestion matérielle d’une industrie de parpaings, nécessaire à la vie de la paroisse. Sa santé n’y résista pas.
        En mai 1979, ce fut le retour définitif en France. Il vint d’abord à Chevilly pour soigner une colonne vertébrale bien abîmée. Mais souhaitant toujours du ministère, il accepta l’aumônerie des Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny à Antony. Ce fut un ministère astreignant dans une vaste communauté de sœurs anciennes, ce qui ne l’empêcha pas de se mettre à la disposition de la paroisse et de mener le ministère un peu spécial d’aumônier de cimetière. En lien avec le service des Pompes funèbres, il répondait  volontiers, aux souhaits des familles qui désiraient avoir un prêtre pour les dernières prières.
        Il restait l’homme de relations qu’il avait toujours été ; fidèle en amitié, toujours prêt à rendre service, parfois un peu imprudemment, il exerçait ainsi ce besoin de chaleur humaine qu’il avait développé dès son séjour au Congo et il gardait contact avec ceux qu’il avait connu là-bas. Vivant en France, hors d’une communauté spiritaine, il venait facilement rue Lhomond ou à Chevilly, où il exprimait ce besoin de relations, en conversations de toutes sortes avec ceux et celles qu’il rencontrait.
        Sa santé, cependant se dégradait, il dut venir à Chevilly en 2003 pour un long séjour après une opération ; puis, les premiers symptômes de sa maladie se manifestèrent et son caractère commençait à se durcir ; il devenait susceptible et exclusif dans ses réactions, son ministère chez les religieuses devint plus difficile :  en mars 2004, à la suite d’un malaise, il lui fallut quitter Antony pour nous rejoindre ici et se confier aux soins de plus en plus nécessaires, à la charité et la patience admirables de nos Sœurs infirmières. Primitivement, il devait rejoindre la nouvelle communauté des Spiritains à Nogent, auprès de nos Sœurs, mais son état déjà ne le permettait pas. Lentement, nous l’avons vu s’enfoncer avec peine dans une inconscience progressive, accroché à son chapelet ; ce temps d’épreuves dura ainsi plus de deux ans. Il y a peu de temps, devant l’interrogation des médecins sur son état, et pour être certain qu’il ne souffre pas, on dut le confier à la clinique Jeanne Garnier, à Paris, spécialisée dans les soins palliatifs.  C’est là, après un court séjour, qu’il a rejoint son Seigneur vendredi dernier.    
   
Henri nous laisse le souvenir d’un confrère très convivial, religieux attaché à sa vocation, prêtre soucieux de la vie chrétienne des autres et très fidèle à son ministère pastoral, très fidèle aussi dans ses amitiés. Ce qui ne l’a pas empêché d’être homme comme chacun de nous avec ses faiblesses ; comme nous disons dans la prière de l’office « peinant sur le chemin de la vie parfaite ». Nous le remettons entre les mains du Père Miséricordieux, avec l’action de grâce pour tout le bien qu’il a fait et dont nous avons été témoins
Guy Pannier

26 juillet 2008 :  Le Père Jean-Marie GRIVAZ

Né le 27 juin 1914 à Mégevette-Jorat (74)
Profès le 8 septembre 1934 à Neufgrange Prêtre le 5 juillet 1942 à Cellule
AFFECTATIONS : 

FRANCE
Nancy (1943-1945, vicaire instituteur).  

CONGO :
Mbamou (1945-1948, professeur).; Ouenzé (1948-1971, curé) ; Tala-Ngaï (1971-1992, curé). 
FRANCE
: Chevilly (1992-2008, retraite).

     C'est par un coup de téléphone de ses neveux que nous venons d'apprendre le décès de notre confrère Jean-Marie GRIVAZ, notre vice-doyen. Il était depuis quinze jours en résidence chez ses neveux, 

Jean- Marie Grivaz est né à Megevette, un petit village situé à 1215 m d’altitude en Haute Savoie, le 25 juin 1914. Ses parents étaient cultivateurs. Son frère Eugène et lui furent « recrutés » par un Père d’Allex et Jean-Marie y arriva e 1925. Il fut conforté dans son désir de la vie missionnaire par le décès de son frère qui mourut de tuberculose pendant son année de noviciat.  « j’ai toujours eu l’idée de le remplacer . ». Il poursuivit sa formation à Allex, Cellule, le noviciat à Neufgrange, la philo à Mortain et fit son service militaire à Bourg en Bresse en 1935-1937. La guerre vint le surprendre lors de son stage au Bouveret et il fit la campagne de 1939-1940. Il finit sa théologie à Cellule en 1942 et fut ordonné le 5 juillet 1942. Affecté au Congo, il ne put partir qu’en Avril 1946.
Voici comment lui-même raconte son parcours missionnaire congolais dans une notice trouvée dans ses papiers :

« Quelques jours passés à Brazzaville et je rejoins mon premier poste, le petit séminaire de Mbamou, à 80 km de Brazzaville. J’y enseignai français-latin et Sciences, en classe de cinquième, à une vingtaine de jeunes congolais. Je devais aussi me charger de la paroisse et de ses écoles primaires, tout en apprenant à parler le Lari. Ca va durer tant bien que mal jusqu’au début de l’année 1947.
    « Arrive alors le P. Moysan, notre supérieur principal et curé de Sainte Anne du Congo qui vient me faire une proposition : quitter Mbamou et venir à Ouenzé où une église est en construction dans un quartier en pleine expansion. Un abbé africain, (le futur Mgr Gassongo) en était chargé, mais à la suite de troubles tribaux, il a demandé son changement et la place est libre. J’ai accepté, mais il a fallu attendre la fin de l’année scolaire, juillet 1947 pour venir m’installer à Sainte-Anne-du-Congo, d’où je prendrai contact avec Ouenzé, distant de 4 km.
    « Sainte-Anne était une grande communauté : P. Moysan, supérieur ; P. Fourmont, “ briquettier“ ; P. Vallée, puis P. Ollichet chargé des écoles et surtout P. Lecomte, constructeur de Sainte-Anne et grand Patron, plus le P. Roussel, et voilà ! J’étais là et devais vivre toute ma vie missionnaire dans cet immense quartier : 24 ans à Ouenze, 19 ans à Talangaï et 2 ans à Saint Joseph de « Tout-pour-le-Peuple ».
    « De juillet 1947 à Mai 1950, j’ai vécu à Sainte-Anne et le matin, puis la soirée, je me rendais en vélo pour les catéchismes des adultes, pour l’école Saint-Michel, école de pierre bâtie à côté du marché de Ouenzé. A partir de janvier 1948, chaque dimanche, nous disons la messe, célébrée en Lingala par le P. Moysan ; puis, j’essaie de parler Lingala et c’est après Pâques que Mgr Biéchy bénit l’église inachevée.
    « A partir de là je serai plus indépendant : sur les conseils du P. Moysan, je cherche un moyen de gagner de l’argent et, après divers essais, je vais entreprendre la fabrication et la vente d’agglos (parpaings) en ciment. Tout de suite, les clients sont là et le succès durera jusqu’à maintenant où la vente d’agglos fait toujours vivre la Paroisse Sainte-Marie de Ouenze.
    « Et, un beau jour du printemps 1950, j’ai chargé mon maigre mobilier dans la camionnette et le P. Roussel me débarqua dans le presbytère tout neuf de Ouenze. Un beau discours de Obongo Joseph, président du Conseil paroissial m’y attendait, et il conclut : “et maintenant nous avons une église, des écoles, un curé et son presbytère, enfin tout ! et chacun n’a qu’à se d…er pour faire son salut ! “. Tout le monde applaudit.
    « J’y vivrai d’abord seul, puis arriva le renfort du P. Cariou, P. le Moal et surtout le P. Jean Ernoult. Peu à peu s’organisa la vie paroissiale, écoles, action catholique, scouts, JOC , Légion de Marie etc, avec ses joies et ses misères. »

Il relate ensuite l’arrivée des Sœurs de Ribeauvillé : il a tout préparé pour les recevoir et « bientôt les fillettes des Sœurs  parleront le français avec un léger accent alsacien ! »
C’est ainsi que se terminent ces feuillets.
Dans un article de « La Semaine Africaine », il est noté que le Père J-M Grivaz « a porté l’Évangile du Christ en terre africaine, notamment au Congo ou il a consacré sa vie et sa force à la construction de l’Eglise locale et la formation des cadres du pays… En dehors de ses talents de pédagogue, le Père Grivaz a construit des églises, telles que Saint Jean Marie Vianney de Mouleke, Saint Augustin de la Tsiémé, Saint Jean Baptiste de Talangaï, Saint Joseph de Tout pour le peuple, Sainte Odile de Ngabe et quantité d’écoles. » 

C’est dans la maison où il naquit il y a 94 ans que le Père Jean-Marie Grivaz nous a quitté ; il était allé passer quelques semaines dans ses montagnes natales. C’est au matin du 26 juillet qu’on l’a retrouvé dans sa chambre, assis dans son fauteuil, le chapelet à la main.
    La nouvelle a été ressentie avec beaucoup de tristesse par notre communauté de Chevilly où Jean-Marie était presque le doyen, mais toujours présent à toutes les activités, même au bridge du samedi soir  Il nous laisse l’exemple d’un confrère toujours souriant et agréable, supportant vaillamment les difficultés du grand âge. Certains de ses anciens congolais venaient lui rendre visite et cela lui faisait toujours chaud au cœur.
L’Eucharistie du dernier adieu a eu lieu à  Onnion, en Haute Savoie le 29 juillet 2008.      La communauté était représentée par les Père Francis Kihm, Joseph Mermier et le Frère Denis Damour.

12 Décembre 2008  : Le Père Antoine Guichard

Né le 30 juin 1930 à Clermont-Ferrand.  Profès le 25 mars 1951 à Mortain. Prêtre le 6 octobre 1957 à Chevilly.
AFFECTATIONS :
GUINÉE : Brouadou (1959-1960 ; Mongo (1960-1967, expulsé en mai 1967). CENTRAFRIQUE : Bambari (1967-1976, curé).
FRANCE
: Ministères divers dans le diocèse de St Etienne : L'Horme (1977-1978, curé) ; Roche La Molière (1978-1987) ; Le Chambon Fongerolles (1987-1996) ; Montrond-les-Bains (1996-2001) ; Feurs (2001-2007). 
Chevilly-Larue (2007-2008, santé, retraite

Ses obsèques
ont été célébrées à Chevilly-Larue le mardi 16 décembre à 14 h 30.

    Avec Antoine, je partageais le privilège d'être né dans le même diocèse : de Clermont Ferrand ! cela renforçait nos relations personnelles si faciles à établir et à entretenir avec un homme aussi charmant... qui, partout où il est passé, a laissé le souvenir de sa bienveillance et de sa sérénité. Son neveu ne s'était pas trompé en Lui demandant : « Tonton, comment tu fais pour être aussi gentil... » C'est la sœur cadette d'Antoine, Noëlie, qui l'a révélé au cours conversation téléphonique, en parlant d'Antoine qu'elle qualifiait « frère super »
    A l'âge de 15 ans, il décide personnellement et après mûre réflexion
d'aller à St Joseph d'Allex pour se préparer à la vie de missionnaire dans les pas de son oncle maternel, le Père Antoine NANTAS, qui avait été en Martinique et à l'île de la Réunion. Il a suivi le cursus classique de formation spiritaine qui l'a conduit à l'ordination sacerdotale en 1957 ici à Chevilly, puis à son départ en mission l'année suivante ... Il est envoyé en Guinée Conakry, en milieu Kissi. Il est d'abord à BROUADOU où il met en valeur ses dons de travailleur manuel en conduisant le chantier de réfection de l'église. En 1960, il est nommé à MONGO, où il s'intéresse beaucoup à la catéchèse en appliquant progressivement les directives du Concile Vatican II. et en travaillant en équipe, spécialement avec le Père Robert LAMBOSSY. Et en mai 1967, il est expulsé du pays avec tous les autres missionnaires européens...
Après quelques mois en France, il repart en Afrique, en République Centrafricaine à Bambari, ville dont il sera curé une dizaine d'années. avec Pierre Gaschy comme vicaire. Il s'investit dans ce milieu rural tant au plan pastoral que développement. Et puis, la cinquantaine approchant, il manifeste de plus en plus des signes de grande fatigue, sa santé s'est bien détériorée. Il rentre en France et est soigné
à l'hôpital de La Pitié dans le service du Pr Gentilini. Il doit se résoudraà renoncer à l'Afrique.
    Alors, il se lance dans le ministère paroissial dans le diocèse de St Etienne, où il anime plusieurs paroisses et est au service de la pastorale des migrants pendant 20 ans ... tout un bail ! En apprenant son décès, le vicaire général écrit : « Ce petit mot pour vous dire notre peine et notre espérance pour Antoine que nous avons tant apprécié à St Etienne et qui a tant donné pour le diocèse». Tout à l'heure, le Père Guy Vialla, son successeur à Fours, nous dira le souvenir laissé par Antoine dans sa paroisse. En parallèle, il est responsable de l' « équipe du Rhône » qui réunit chaque trimestre, à Allex, les spiritains engagés en pastorale dans toute la région.
    En 2007, il accepte d'obéir au médecin qui lui rappelle que son cœur 
est « usé » ...et qu'il exige un sérieux repos. Alors, très volontiers il rejoint notre communauté où il trouve vite sa place. Très apprécié pour sa fraternité, il est élu au conseil de la communauté.
Mais, son cœur d'apôtre est en manque ... il s'intègre à la
pastorale du secteur Val de Bièvre. Marc Lulle nous donnera son témoignage avant de célébrer le dernier adieu.
    Antoine aussi a besoin de faire du travail manuel. A son rythme, en se hâtant lentement, il travaille dans le parc tous les jours. Vendredi
dernier, vers 16h, en rentrant du parc où il débroussaillait le long de la clôture avec le Parc Départemental, alors que la température était en dessous de zéro ( ce qui n'est pas l'idéal pour un cardiaque ! ), un malaise ... Les sœurs le prennent en charge à l'infirmerie ... Nous n'arrivons pas à joindre notre médecin ... Il semble qu'il aille mieux et reste très attentif à tout ce qui se passe ... Il me fait savoir qu'il doit: présider des messes ce week-end, mais il tient à me rassurer en me disant que tout est prêt sur sa table dans sa chambre. Puis, une sœur, vient le voir et lui annonce le service d'une tisane ... Elle revient et constate avec consternation qu'il a rendu son dernier souffle. Une autre sœur essaye un massage cardiaque en vain ... Ainsi, Antoine nous a quittés sur la pointe des pieds.
Son homélie écrite de sa belle écriture se concluait ainsi
   « La merveille de Dieu, c'est de donner à tout homme la possibilité de grandes et belles choses. Mais, cela c'est Dieu qui le donne »

    A sa suite, le Père Guy Vialla de St Etienne, et le Père Marc Lulle, curé de Cachan, ont donné leur témoignage sur Antoine. La chorale congolaise de Saint-Etienne que la Père Guichard avait accompagné et dont une dizaine de membres ont fait le déplacement jusqu'à nous, a animé la cérémonie par quelques chants congolais. Un beau geste dont nous les remercions vivement.

26 décembre 2008 :  le Père Guy Billaud

Né le 22 juillet 1933 à Les Epesses (85) Profès à Cellule le 8 septembre 1954, Prêtre à Chevilly le 30 septembre 1962. Décédé le 26 décembre 2008 à la communauté de Chevilly.
Affectations
Ile Maurice : Pamplemousse (1963-1964) ;  Curepipe (1964-1971).
France : Maulevrier (1971-1974)
Ile Maurice : Sainte-Croix (1974-1980) ; Grand-Baie (1980-1982) ; Centre de Flacq (1982-1987) ; St Jean-Quatre-Bornes (1987-1993) ; Rose-Hill, Sous-maître des novices (1993-1994) ; Saint-Julien (1994-1995 ; Maison Libermann (1995-1998) ; Pamplemousse, Curé (1998-2001) ; Sainte-Croix (2001-2004).
France : Auteuil, (2005-2007) ; Chevilly, retraite (2007-2008)

L'inhumation a eu lieu le mardi 30 décembre 2008.

Des détails sur le Père Guy Billaud suivront.

 


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