|
| |
Ceux
qui nous ont réunis :
|

|
Claude Poullart des
Places (1679-1709)
François Libermann(1802-1852) |

|
|
Claude Poullart des
Places
est le fondateur du Séminaire
et de la Congrégation du Saint-Esprit,
en 1703
|
1703 - Claude Poullart des Places, jeune aristocrate breton,
ordonné prêtre après avoir renoncé à une carrière au Parlement de
Rennes, regroupe en plein centre de Paris, dans une maison proche du
collège jésuite "Louis le Grand", des étudiants pauvres désireux d’être prêtres et de
servir dans des paroisses pauvres. Ainsi naissent la Société et le séminaire
du Saint-Esprit qui s'installe en 1732, rue des Postes (actuellement rue
Lhomond)
"Monsieur
des Places sentit que Dieu voulait se servir de lui pour peupler son
sanctuaire et pour former à son peuple des maîtres et des guides.
Il comprit encore que, pour y réussir, il ne pouvait rien faire de
mieux que de continuer à aider de pauvres écoliers à subsister et
à les mettre en état de poursuivre leurs études. Il ne se borna
pas à ces secours temporels. Il conçut le dessein de les
rassembler dans une chambre où il irait de temps en temps leur
faire des instructions et de veiller sur eux. ...
Il communiqua son
projet à son confesseur, qui l'approuva." (Son
biographe Besnard JM 130/31)
"Vous savez que, depuis quelques temps, je
distribue tout ce qui est à ma disposition pour aider de pauvres écoliers
à poursuivre leurs études. ... C'est à quoi je voudrais
m'appliquer en les rassemblant dans une même maison. Il me semble
que c'est ce que Dieu attend de moi, et j'ai été confirmé dans
cette pensée par des personnes éclairées." Et
c'est donc le 27 mai 1703, le jour de la Pentecôte, que Claude
Poullart des Places "a
commencé l'établissement de ladite communauté et séminaire
consacré au Saint-Esprit." "Il ne s'agissait d'abord que de
quatre ou cinq pauvres écoliers qu'on tâcherait de nourrir
doucement, sans que cela paraît avoir de l'éclat. ..."
|

Le quartier latin de
Paris
et la première implantation
du Séminaire du Saint-Esprit,
rue des Cordiers, face au Collège des Jésuites |
Les missions, ce n'était
pourtant pas sa voie ni celle de ses disciples immédiats. C'est
Louis Bouic, son successeur, qui a introduit une orientation
nouvelle dans les règles de 1734, en précisant que le but du séminaire
était de préparer des prêtres pour évangéliser
les pauvres et
les infidèles.
Et de fait, quelques dizaines de prêtres sortis
du séminaire du Saint-Esprit partiront en mission
en Extrême
Orient et au Canada.
En 1765 le Séminaire du Saint-Esprit sera chargé
officiellement par la Propagande
de Saint-Pierre-et-Miquelon,
en 1775 de la Guyane.
En 1778, enfin,
d'authentiques membres de la congrégation partiront eux-mêmes en
mission. |
1792 - Le Séminaire est fermé, la maison vendue, les professeurs dispersés.
1816 - Un des membres de la Congrégation, revenu d'exil en
Angleterre, a repris le projet dès 1804. Au rétablissement de la
Congrégation, sous
Napoléon, à partir de l'année 1816, le séminaire est également
chargé de fournir le clergé de toutes les colonies françaises.
|
François Libermann,
veut des religieux missionnaires pour l'Afrique :
Il fonde la Congrégation du Saint-Cœur de Marie
en 1841
|
1841 - François Libermann, juif et fils du rabbin de
Saverne, converti au catholicisme, fonde la Société du Saint-Cœur de
Marie.
Son but est l’apostolat auprès
des esclaves devenus libres dans les Iles de Saint-Domingue (Haïti) et de
Bourbon (La Réunion) et des Noirs d’Afrique.
|

|
 |
1848 - Un
même projet
devient une fusion |
La Société fondée par Libermann regorge de vocations
mais n’a pas
de statut juridique précis.
Celle de Poullart des Places existe
officiellement
mais elle est à bout de souffle.
Or les buts des deux
Congrégations sont très voisins.
A la demande du Saint-Siège,
la Société du Saint-Cœur de Marie disparaît
et ses membres entrent
dans la Congrégation
du Saint-Esprit
qui devient ainsi l’héritière d’une double tradition,
riche des intuitions communes des deux fondateurs.
|
|
Conscient de son peu de valeur,
tel fut Poullart des
Places : "Je n’ai jamais été ce que je devais être".
Tel fut aussi Libermann : Je n’ai jamais pu réaliser un plan que
j’avais rêvé".
Cette conviction de l’un et de l’autre anime toute leur spiritualité
missionnaire. Chaque missionnaire est un pauvre homme. Mais cette pauvreté
est une force, car la Mission n’est pas son œuvre, elle est l’œuvre
de Dieu seul.
|
Leurs convictions
intimes :
"Faire œuvre de Dieu"
|
Des textes et études
---> |
|
|
|
|
De cette double intuition
et
de cette "fusion"
se renouvelle
une Congrégation de religieux-missionnaires :
la
Congrégation du Saint-Esprit
sous la protection
du Cœur immaculé de Marie
appelée
aussi
SPIRITAINS
|
Envoyé par le Père et consacré
par l'Esprit-Saint,
Jésus le Christ est venu sauver tous les
hommes.
Il poursuit aujourd'hui dans le monde cette mission de salut
dont l'Église
est le sacrement
Au cœur du peuple de Dieu,
et parmi d'autres vocations multiples et diverses
suscitées par l'Esprit-Saint, nous, Spiritains
sommes appelés par le Père et "mis à part" (cf.Actes 13,2)
pour annoncer à la suite de son Fils
la Bonne nouvelle du Royaume. (Règle de vie
spiritaine Ch 1, 1) |
Ou
sont les Spiritains ?

|