Congrégation du Saint-Esprit 
      
                       sous la protection du Cœur Immaculé de Marie ( Spiritains )
 
         
                           SÉMINAIRE des MISSIONS

                                                             de Chevilly-Larue  (Val de Marne) 

    

 

 

 

 

 

 

Sommaire 

Dans la communauté 
quelques spiritains plus ou moins jeunes exercent  les 
ministères divers de la Mission : 

Deux fraternités spiritaines  
(Fraternité Césarée et Fraternité Père Laval)  
profitent de nos locaux et
tiennent leurs réunions à la communauté.
Que sont les
Fraternités spiritaines ? cliquez ci-contre

Claude Tassin, spiritain,

 nous aide à vivre en Église avec la Parole de Dieu 

Les dimanches du Carême B        

 

Aumôneries des "Équipes Notre-Dame", 
Pastorale paroissiale et célébrations dominicales dans les prisons...
Enseignement supérieur à l'Institut catholique,

Travaux d'Histoire des Missions Spiritaines : 
Vient de paraître :

L'Église du Loango (1919 - 1947)

Claude-François Poullart des Places
et les Spirtains : 1703 - 1848

Rédaction des revues :

Histoire et Missions chrétiennes, 
publiée chez KARTHALA
Rédacteur en chef : Père Paul Coulon, cssp

Spiritus  
Revue de théologie et de spiritualité missionnaire
Directeur : Père Éric Mannhaeghe, C.I.C.M.
Administrateur : Père J-F Breynaert, cssp


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25 octobre 2008: Rencontre des fraternités spiritaines de la région Nord

Tous les deux ans, les Fraternités s'une même région essaient de se rassembler pour une journée de rencontre. Tâche difficile étant donné les âges et la dispersion de groupes. La Région Nord a maintenu cette rencontre à Vaucresson, non loin de Versailles où la communauté des Spiritaines a bien voulu la recevoir dans leur petit Centre d'accueil (ancienne maison du Père Lucien Deiss). Ils étaient une vingtaine, membres des fraternités de Paris, Chevilly-Larue, Vaucresson et Saint-Nicolas des Blagis (Fontenay-aux-Roses). Lille s'était excusé et on le comprend.
Une réflexion sur les problèmes de Justice et paix et sur l'implication des Spiritains dans les efforts qui sont faits dans ce sens a structuré notre assemblée sous la direction de Sœur Jacqueline Steinmetz, de la communauté de Nogent.
Sœur Anna Gottar nous a ensuite livré quelques bribes de sa très riche expérience : 35 ans de vie missionnaire en Martinique, Haiti, France, Zaire et Sénégal où elle retourne après son année de recyclage. Elle a pu ainsi nous donner une idée concrète de ce qu'est la vie d'une missionnaire qui apporte l'Evangile de Jésus-Christ pour plus de justice et de paix parmi les hommes. 
Les repas étaient tirés du sac et mis en commun.
A la fin de la journée, avant l'Eucharistie qui nous a réunisdans la chapelle des Sœurs, on a procédé aux votes pour la désignation de la nouvelle Responsable Régionale et Claudine Vaillant, sur qui avait reposé une bonne partie de cette rencontre, fut désignée pour prendre sa propre succession.


Guy Pannier,
Cssp.
L’Église du Loango (1919-1947)

   
                        
Une étape difficile de l’évangélisation au Congo-Brazzaville

Editions Karthala - Collection "Mémoire d'Église" – Paris, décembre 2008,  355p.  

L’histoire de l’implantation de l’Église Catholique dans la République du Congo, ancienne colonie française de l’Afrique Equatoriale, a déjà été étudiée, notamment en ce qui concerne ses fondateurs Mgr Carrie , Mgr Augouard et les premiers missionnaires spiritains,  par divers ouvrages, monographies, thèses universitaires, souvenirs ou biographies. Même si ces études sont partielles et manquent parfois de données historiques détaillées et fiables, on a une relative connaissance de ce qui s’est passé au moins au début de cette histoire. Mais en ce qui concerne la première moitié du 20e siècle, la période de la colonisation, les études sont fragmentaires et une masse de documents restait encore à défricher.

« Le pauvre Loango ! » : c’est ainsi qu’on appelait ce vicariat apostolique, pourtant le plus ancien du Congo. Une vision pessimiste portée sur cette Mission et qui lui collait à la peau comme une étiquette un peu méprisante : les missionnaires spiritains et leur vicaire apostolique étaient très vivement suspectés d’avoir laissé végéter l’Evangélisation de cette région du pays.Qu’en a-t-il été réellement ?

C’est l’objet de ce travail, réalisé à partir des nombreuses archives spiritaines et autres, et qui veut rapporter, selon ce que l’auteur a pu comprendre, par quels efforts, par quelles souffrances, par quels combats parfois, l’Église qui n’était encore que la Mission du « pauvre Loango », a préparé la naissance des Églises de Pointe-Noire  et de Nkayi au Congo-Brazzaville et aussi celle de Mouila, au Gabon.

Guy Pannier, spiritain, né en 1923, est arrivé à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville) en 1951. Il y a exercé les fonctions de vicaire et responsable de paroisses, économe diocésain, directeur des écoles du diocèse et vicaire général jusqu’en 1976. Rentré en France, il y a exercé divers ministères et est reparti à Brazzaville et Libreville dans la formation des jeunes spiritains d’Afrique centrale de 1987 à 1993. 
Il a publié en 1999,
« L’Eglise de Pointe-Noire (Congo-Brazzaville - Évolution des communautés chrétiennes de 1947 à 1975 » dans la même collection aux Editions Karthala.
 Il réside maintenant à la communauté des anciens à Chevilly-Larue.  

On peut commander ce livre à la Procure des Missions, 30 rue Lhomond,  75005 Paris. Prix : 20 €


 Le Père Guy Pannier reçoit le prix Robert Cornevin pour son livre "L'Église du Loango"

     Au cours de la séance du 11 décembre 2009, au siège de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, différents prix ont été attribués à des auteurs ayant publié des ouvrages ayant trait à l'Histoire française en Outre-Mer.
     Le prix
"Robert Cornevin" a été attribué au Père Guy Pannier pour le livre recensé plus haut. 
     Lors de la réception, le Père a remercié l'Assemblée en ces termes :

M. le Secrétaire Perpétuel, Mesdames et Messieurs, membres de l’Académie,

   Je veux vous remercier très sincèrement de la distinction que vous avez accordés à mon livre sur l’Église du Loango. 
   Prêtre et missionnaire spiritain, j’ai moi-même vécu 30 années dans ce Loango, au Congo-Brazzaville mais ce livre est un travail d’histoire, à partir d’archives, qui concerne la période qui a précédé ces années que j’ai passées moi-même au Loango, et que j’ai relatées dans un livre précédent. J’ai voulu ce travail en hommage à mes prédécesseurs, mes confrères missionnaires dont j’ai voulu retracer le chemin difficile et dont beaucoup ont donné leur vie dans l’accomplissement de leur mission.
   Les conditions de cette mission de l’Église à partir de missionnaires venus d’Europe ont profondément changé. L’Église est implantée en Afrique et possède ses propres cadres, évêques, clergé, laïcs qui la font vivre et sont complètement impliqués dans la vie et les graves problèmes de leurs pays.
   Lors d’une rencontre récente dans notre communauté de Chevilly-Larue, un certain nombre de prêtres et trois évêques Congolais ont tenu à se rendre dans notre cimetière ou reposent tant de missionnaires afin de leur rendre hommage; ils m’ont remercié aussi d’avoir contribué à leur révéler l’histoire de la fondation de cette Eglise, des efforts des missionnaires qui les ont formés, et c’est là ma plus grande satisfaction.
   Je vous remercie donc, en leur nom aussi, d’avoir permis que cet ouvrage soit ainsi mieux connu ; vous contribuez ainsi à les aider à mieux comprendre qu’elle a été la genèse de cette histoire et, pour leur avenir, par quelles joies et quelles souffrances il faut passer pour construire quelque chose de solide.     
     
Je vous remercie.

NB : Historien de l'Afrique, Robert Cornevin a été emporté brutalement par la mort le 14 décembre 1988, à la suite d'une opération. Il était né le 26 août 1919 à Malesherbes (Loiret) mais était issu d'une vieille famille bourguignonne de Sacy, le village de Restif de La Bretonne. Entré en 1938 à l'École nationale de la France d'outre-mer, il en sort breveté en 1942, après un premier voyage sur la côte d'Afrique en 1939 et un stage au Sénégal en 1941. Il débute comme administrateur adjoint à Djougou (Dahomey, l'actuel Bénin). Mobilisé en 1939-1940, il se trouvera à nouveau sous les drapeaux de 1942 à 1947, successivement à Kandi (Dahomey), en Algérie, à Ceylan et au Cambodge. Sa vocation africaine le fait revenir en Afrique en 1948 et il y servira au Togo jusqu'en 1956, pendant six ans, comme commandant de cercle dans des postes de brousse du Nord-Togo. Utilisant dès son premier séjour ses tournées de recensement pour collecter traditions orales et données anthropologiques et historiques, il restera très attaché à ces populations montagnardes de l'Atakora auxquelles il avait consacré ses premiers travaux de terrain.C'est en 1956 qu'il publie son premier ouvrage, Histoire de l'Afrique des origines jusqu'à nos jours, alors sans précédent ni équivalent.

 

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