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Sommaire
Dans
la communauté
quelques spiritains plus ou moins jeunes exercent les
ministères divers de la Mission :
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25 octobre 2008: Rencontre des fraternités spiritaines de
la région Nord
| Tous les deux
ans, les Fraternités s'une même région essaient de se rassembler pour une
journée de rencontre. Tâche difficile étant donné les âges et la dispersion
de groupes. La Région Nord a maintenu cette rencontre à Vaucresson, non loin
de Versailles où la communauté des Spiritaines a bien voulu la recevoir dans
leur petit Centre d'accueil (ancienne maison du Père Lucien Deiss). Ils
étaient une vingtaine, membres des fraternités de Paris, Chevilly-Larue,
Vaucresson et Saint-Nicolas des Blagis (Fontenay-aux-Roses). Lille s'était
excusé et on le comprend.
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Une réflexion sur les problèmes de Justice et paix et sur l'implication des
Spiritains dans les efforts qui sont faits dans ce sens a structuré notre
assemblée sous la direction de Sœur Jacqueline Steinmetz, de la communauté de
Nogent.
Sœur Anna Gottar nous a ensuite livré quelques bribes de sa très riche
expérience : 35 ans de vie missionnaire en Martinique, Haiti, France, Zaire et
Sénégal où elle retourne après son année de recyclage. Elle a pu ainsi nous
donner une idée concrète de ce qu'est la vie d'une missionnaire qui apporte l'Evangile
de Jésus-Christ pour plus de justice et de paix parmi les hommes.
Les repas étaient tirés du sac et mis en commun.
A la fin de la journée, avant l'Eucharistie qui nous a réunisdans la chapelle
des Sœurs, on a procédé aux votes pour la désignation de la nouvelle
Responsable Régionale et Claudine Vaillant, sur qui avait reposé une bonne
partie de cette rencontre, fut désignée pour prendre sa propre
succession.
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Guy Pannier, Cssp.
L’Église du Loango (1919-1947)
Une
étape difficile de l’évangélisation au Congo-Brazzaville
Editions
Karthala - Collection "Mémoire d'Église" – Paris, décembre
2008, 355p.
L’histoire
de l’implantation de l’Église Catholique dans la République du Congo,
ancienne colonie française de l’Afrique Equatoriale, a déjà été étudiée,
notamment en ce qui concerne ses fondateurs Mgr Carrie
,
Mgr Augouard et les premiers missionnaires spiritains,
par
divers ouvrages, monographies, thèses universitaires, souvenirs ou biographies.
Même si ces études sont partielles et manquent parfois de données historiques
détaillées et fiables, on a une relative connaissance de ce qui s’est passé
au moins au début de cette histoire. Mais en ce qui concerne la première moitié
du 20e siècle, la période de la colonisation, les études sont
fragmentaires et une masse de documents restait encore à défricher.
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« Le
pauvre Loango ! » : c’est ainsi qu’on appelait ce
vicariat apostolique, pourtant le plus ancien du Congo. Une vision
pessimiste portée sur cette Mission et qui lui collait à la peau comme
une étiquette un peu méprisante : les missionnaires
spiritains et leur vicaire apostolique étaient très vivement
suspectés d’avoir laissé végéter l’Evangélisation de cette
région du pays.Qu’en a-t-il été réellement ?
C’est
l’objet de ce travail, réalisé à partir des nombreuses archives
spiritaines et autres, et qui veut rapporter, selon ce que l’auteur a
pu comprendre, par quels efforts, par quelles souffrances, par quels
combats parfois, l’Église qui n’était encore que la Mission du
« pauvre Loango
»,
a préparé la naissance des Églises de Pointe-Noire
et
de Nkayi au Congo-Brazzaville et aussi celle de Mouila, au Gabon.
Guy
Pannier, spiritain, né en 1923, est arrivé à Pointe-Noire
(Congo-Brazzaville) en 1951. Il y a exercé les fonctions de vicaire et
responsable de paroisses, économe diocésain, directeur des écoles du
diocèse et vicaire général jusqu’en 1976. Rentré en France, il y a
exercé divers ministères et est reparti à Brazzaville et Libreville
dans la formation des jeunes spiritains d’Afrique centrale de 1987 à
1993.
Il a publié en 1999, « L’Eglise
de Pointe-Noire (Congo-Brazzaville - Évolution des communautés
chrétiennes de 1947 à 1975 » dans la même collection aux
Editions Karthala. Il
réside maintenant à la communauté des anciens à Chevilly-Larue.
On peut
commander ce livre à la Procure
des Missions, 30 rue Lhomond,
75005 Paris. Prix : 20 € |

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Le
Père Guy Pannier reçoit le prix Robert Cornevin pour son livre "L'Église
du Loango"
Au
cours de la séance du 11 décembre 2009, au siège de l'Académie des Sciences
d'Outre-Mer, différents prix ont été attribués à des auteurs ayant publié
des ouvrages ayant trait à l'Histoire française en Outre-Mer.
Le prix
"Robert Cornevin" a été attribué au Père Guy Pannier pour
le livre recensé plus haut.
Lors de la réception, le Père a remercié
l'Assemblée en ces termes :
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M. le Secrétaire Perpétuel,
Mesdames et Messieurs, membres de l’Académie,
Je veux vous remercier
très sincèrement de la distinction que vous avez accordés à mon
livre sur l’Église du Loango.
Prêtre et missionnaire spiritain, j’ai moi-même vécu 30 années
dans ce Loango, au Congo-Brazzaville mais ce livre est un travail
d’histoire, à partir d’archives, qui concerne la période qui a précédé
ces années que j’ai passées moi-même au Loango, et que j’ai relatées
dans un livre précédent. J’ai voulu ce travail en hommage à mes prédécesseurs,
mes confrères missionnaires dont j’ai voulu retracer le chemin
difficile et dont beaucoup ont donné leur vie dans l’accomplissement
de leur mission.
Les conditions de cette mission de l’Église à partir de
missionnaires venus d’Europe
ont profondément changé. L’Église est implantée en Afrique et possède
ses propres cadres, évêques, clergé, laïcs qui la font vivre et sont
complètement impliqués dans la vie et les graves problèmes de leurs
pays.
Lors d’une rencontre récente dans notre communauté de
Chevilly-Larue, un certain nombre de prêtres et trois évêques
Congolais ont tenu à se rendre dans notre cimetière ou reposent tant
de missionnaires afin de leur rendre hommage; ils m’ont remercié
aussi d’avoir contribué à leur révéler l’histoire de la
fondation de cette Eglise, des efforts des missionnaires qui les ont
formés, et c’est là ma plus grande satisfaction.
Je vous remercie donc, en leur nom aussi, d’avoir permis que cet
ouvrage soit ainsi mieux connu ; vous contribuez ainsi à les aider
à mieux comprendre qu’elle a été la genèse de cette histoire et,
pour leur avenir, par quelles joies et quelles souffrances il faut
passer pour construire quelque chose de solide.
Je vous remercie. |
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NB : Historien
de l'Afrique, Robert Cornevin a
été emporté brutalement par la mort le 14 décembre 1988, à la suite
d'une opération. Il était né le 26 août 1919 à Malesherbes (Loiret)
mais était issu d'une vieille famille bourguignonne de Sacy, le village de
Restif de La Bretonne. Entré en 1938 à l'École nationale de la France
d'outre-mer, il en sort breveté en 1942, après un premier voyage sur la côte
d'Afrique en 1939 et un stage au Sénégal en 1941. Il débute comme
administrateur adjoint à Djougou (Dahomey, l'actuel Bénin). Mobilisé en
1939-1940, il se trouvera à nouveau sous les drapeaux de 1942 à 1947,
successivement à Kandi (Dahomey), en Algérie, à Ceylan et au Cambodge. Sa
vocation africaine le fait revenir en Afrique en 1948 et il y servira au Togo
jusqu'en 1956, pendant six ans, comme commandant de cercle dans des postes de
brousse du Nord-Togo. Utilisant dès son premier séjour ses tournées de
recensement pour collecter traditions orales et données anthropologiques et
historiques, il restera très attaché à ces populations montagnardes de
l'Atakora auxquelles il avait consacré ses premiers travaux de terrain.C'est en
1956 qu'il publie son premier ouvrage, Histoire de l'Afrique des origines jusqu'à
nos jours, alors sans précédent ni équivalent.

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