Congrégation du Saint-Esprit 
      
                       sous la protection du Cœur Immaculé de Marie ( Spiritains )
 
         
                           SÉMINAIRE des MISSIONS
                                                             de Chevilly-Larue  (Val de Marne) 
    
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21 septembre 2008 

Nous fêtons nos jubilaires 

Comme chaque année, nous célébrons ensemble ceux d'entre nous qui rendent grâces au Seigneur pour leurs longues années de vie religieuse missionnaire spiritaine : Religieux-frères et Religieux-prêtres sont unis dans une même reconnaissance envers Dieu qui leur a accordé une vie pleinement tournée vers Lui et vers l'annonce de l'Evangile à ceux et celles qui ne l'ont pas entendu. Ils ont contribué aussi à l'extension de l'Église, dans des pays plus ou moins lointains ou simplement auprès des plus pauvres en France. C'est toujours la même vocation.

Le dimanche 21 septembre, nous nous retrouvons donc, avec nos familles et nos amis pour célébrer dans la joie ceux d'entre nous qui fêtent leurs 70, 60 ou 50 années de vie religieuse ou sacerdotale. Voici comment le Père Francis Kihm a présenté chacun d'eux :: 


QUI
QUI

70 ans de 
Vie Religieuse

Pierre Vanluggene

 

Originaire de Tourcoing, il est né en 1918 à quelques jours de la fin de la guerre, Il fête ses soixante dix ans de profession religieuse.
 Pierre fait sa profession religieuse en 1938 (8 septembre.)
Ordonné prêtre en 1945, il est affecté en République Centraficaine, qui s-'appelait  à l'époque l'Oubangui-Chari. Il y restera`35 ans. Il rejoint d'abord la-Mission de Sibut, et c'est là que le Père Leperdriel lui demandera de l'aider à fonder la Mission de Crampel.

Arès un séjour d'un an à Notre-Dame à Bangui, la capitale, il est affecté à Ndelé région très islamisé, et aussi grande réserve d'animaux ; il y est installé un point de chute pour ceux qui viennent faire des safaris. 
Ayant suivi pendant un an un stage de médecine avec un professeur de santé, Pierre passe une bonne partie de son activité à soigner. Dans ses tournées, à pieds, il y a deux
bagages indispensables : la valise-chapelle, et la valise-santé. Seul pendant 13 ans, arrive le Père Antoine MARTIN et une communauté de religieuses qui va prendre le relais pour ce qui concerne les soins de santé.

S'étant aperçu que les malades les plus nombreux se situaient dans le nord du pays, il demande à résider à Birao, tout au nord, près de la frontière du Tchad et du Soudan, . Il y restera 15 ans, utilisant pour  ses tournées d'abord un camion, puis un avion qu'il pilote lui-même. 
Pendant son année sabbatique en France, il fait un pèlerinage en Terre Sainte ; là il fait la rencontre en particulier d'un prêtre Dominicain qui travaille au dialogue entre juifs et
chrétiens, car les relations entre les deux étaient très tendues. Il demande à rester en Israël, où il passera 15 ans de sa vie, avant de revenir définitivement en France.

60 ans de
vie religieuse

René CHARRIER
Né en 1925

René Charrier est originaire du Pays Nantais où il fit ses études. C’est au Grand Séminaire de cette ville qu’il opta pour la vie missionnaire et entra chez les Spiritains.

Après son ordination en 1951, il dut faire trois ans d’études à Lille et se retrouva professeur à l’École apostolique d’Allex, essayant, avec d’autres jeunes et joyeux professeurs, de secouer un peu la poussière de cette vieille institution. 
Tout en enseignant, il passa 
son Doctorat es-lettres. 

Il fut envoyé alors au Congo, professeur au petit Séminaire de Mbamou, pépinière des futurs prêtres et Evêques de ce pays ; ce fut ensuite Brazzaville, comme directeur du Séminaire moyen. De 1968 à 1975, le diocèse de Pointe-Noire le recueillit et il fut vicaire à la paroisse 
Notre-Dame à Pointe-Noire.  
En 1975, il retourne à Brazzaville, comme supérieur principal du Congo et de la Fondation spiritaine d’Afrique Centrale.

                            

Choisi en 1980 comme Maître des Novices de cette jeune Fondation, et il y restera huit années, donnant à ces futurs spiritains Africains, par la parole et l’exemple, les bases de leur formation spirituelle et humaine, selon la vigoureuse formule de Saint Benoît « ora et labora », 
prie et travaille.
I
C’est ensuite Marseille qui l’accueillera, comme supérieur régional du sud de la France, en contact avec ses confrères et les Evêques de ces diocèses. Il consacre ses loisirs à décrire la vocation des Frères spiritains, et publie un livre qui leur est dédié « Les Frères Courage »
. C’est pendant cette période qu’il découvre la personnalité atypique d’un de ces frères spiritains qui eut une destiné toute particulière, 
le Frère Elie Simonin 

et, se passionnant pour cet homme et sa région du Jura, publie son histoire sous le titre de « L’ermite de Saint-Sorlin ».  
Il ne s’arrête pas là, car affecté à Chevilly dans l’Equipe de « Jeunes et Mission », 
il poursuit ses recherches historiques qui aboutissent à des articles dans la revue « Mémoire spiritaine » et la rédaction d’une monumentale histoire d’un Spiritain du 19e siècle, le Père Lowenbruck. 

Il continue actuellement ses recherches, vient de publier encore la biographie d’un Jurassien, artisan et inventeur, tout en faisant partie de l’équipe du Noviciat spiritain européen qu’il soutient spirituellement, 
et ….matériellement par de délicieuses compotes des pommes de notre parc.

 
Le frère Michel Coffin, modèle de stabilité religieuse a passé 54 ans à la communauté de Neufgrange, en Moselle, près de Sarrguemines.

Il est né et a grandi à Paris 
dans le 5e arrondissement.  
Son grand-Père était le médecin habitué à la Maison-Mère
.

A Neufgrange, religieux disponible, il rendit année après année, de très grands services que ce soit à l'imprimerie, à la ferme, au jardin, à la cuisine, à la porterie.

Ces dernières années, les activités de cette communauté s'étant réduites, il exerça une sorte de "diaconat" des tables de la communauté et de l'accueil.


Arrivé ici l'année dernières, Michel est notre fidèle vaguemestre.

60 ans de vie religieuse

Michel Coffin

Né en 1929 et profès en 1948,


60 ans de vie religieuse

Bernard Guy

est originaire du Doubs, 
né à Pontarlier en 1928

Après son primaire chez les Frères des écoles chrétiennes, il poursuit ses études à Allex et fait profession religieuse au terme 
de son noviciat dans le Puy de Dôme. 
Après sa Philo à Mortain, plus brillant que d'autres, sans doute, il fait sa théologie à Rome.

En 1956, il est envoyé en mission à Brazzaville qu'il rejoint en avion (en DC6) ce qui n'était pas très courant en ce temps là.

En 1960, il rejoint le Père Jean-Marie Grivaz à Ouenze où il restera 16 ans
Une parenthèse de 3 ans à Valence lui permet de participer à l'animation missionnaire.
et une nouvelle étape de 20 annés le reconduit au Congo où il travaillera surtout  auprès des populations Batéké
Ensuite, pour raison de santé, il devra revenir en France, à Rennes, où il participe à l'animation missionnaire auprès des étudiants. 
Il rejoint Chevilly où son état de santé s'améliore et il devient, chaque matin, le fidèle adjoint au réfectorier.

60 ans de vie religieuse

Maurice SCHRIVE

est presque parisien... puisqu'il est né dans une famille nombreuse à 
Vitry-sur-Seine en 1923.
 

Il va parcourir pas mai de chemin ... en France et à Madagascar.

 

 Après son ordination en 1953; il est professeur à Langonnet pendant 6 ans. Puis, il va passer 35 années à Madagascar, d'abord sur la côte est : Maroantsetra, Fénérive-est, puis dans le nord du diocèse de Diégo Suarez, à Anivorno et Ambilobe. 
Faisant un sérieux effort d'inculturation, il collectera des contes et des légendes malgaches qui seront édité en 3 volumes.

 Après un nouveau séjour à Fénérive-est, pendant son congé en France, il est frappé d'hémiplégie en 1994 ... et il revient, en quelque sorte à la case départ ici, toujours si heureux de s'exprimer et de prier en malgache. Très handicapé, Maurice donne l'exemple de l'acceptation totale de son infirmité, faisant tout pour participer à la vie de la communauté.  

Jean-Marie Travers était appelé autrefois, Frère Gérard.

Il a commencé très tôt à travailler à la ferme de ses parents, près de Vitré. Il a continué à s'occuper de la ferme, de la culture et de l'élevage, activités qu'on trouvait encore dans nos communautés de France, à Langonnet et 26 ans à Piré où il fut aussi Econome


En 1992, il eu la joie de partir en Martinique, à la maison spiritaine du Didier à Fort-de-France ou il s'occupa de l'accueil. 

Il dut rentrer en France pour soigner une polyarthite très pénible et fut accueili à Chevilly
60 ans de vie religieuse

Jean-Marie TRAVERS
né en 1932, près de Vitré

 

60 ans de vie Sacerdotale

Le Père Robert de CHEVIGNY, est né dans, le Doubs. à Besancon. Il a fait ses études secondaires à St Jean de Béthune à VersaiIles. Il est ordonné prêtre en 1948 dans cette chapelle ... et il sera ordonné évêque 
dans cette même chapelle en 1975.
Il est nommé en Guinée à Conakry en 1949. En plus du ministère paroissial, il
s'est surtout dévoué à l'Action Catholique et à la direction des écoles. Après la nationalisation de celles-ci et la suppression des mouvements, il assure son ministère à Fria. En 1967, il est expulsé du pays avec tous les autres missionnaires.

 


Robert de Chevigny
Evêque émérite de Nouakchott.  .

Ensuite, il passe 4 ans à Lille dans l'animation missionnaire et l'aumô­nerie des étudiants africains. En 1971, il assure la direction du grand séminaire de Sébikhotane au Sénégal quelques années. Puis, il succède à Mgr Bernard comme évêque de Nouakchott en Mauritanie. Son ministère n'a pas été facile dans le contexte d'une république islamique ... Quelques évènements douloureux furent une lourde croix à porter. Sous son impulsion, les oeuvres caritatives et sociales de l'Église connaissent un grand développement jusqu'en 1996 ...   Après une année en France pour se refaire une santé, il repart en Guinée  à Kipé  dans la banlieue de Conakry ; puis il est l'aumônier des sœurs bénédictines de Friagbé, avant de rejoindre notre coiiiiiiunauté  et son grand ami, Gérard de Milleville, ancien Archevêque de Conakry.
Il faisait écrire il a deux ans à ses parents et amis
: les effets du vieillissement s'aggravent : ma mémoire et mes oreilles m'abandonnent ... Heureusement, le rythme quotidien de prière et de vie communautaire avec mes frères religieux me soutient
. Les visites fréquentes des membres de sa famille sont d'un grand réconfort pour lui

Jean Ernoult est né en 1923 à Lille. Entré d’abord au Grand Séminaire de Bayeux parce que les aléas de la guerre avait conduit sa famille en Normandie, il opta pour la vie missionnaire et finit sa formation au noviciat de Cellule et à Chevilly. Il fut ordonné prêtre en juillet 1948, juste avant de recevoir son obédience pour le Congo-Brazzaville. Nommé d’abord à la Mission de Kibouendé, sur la ligne du chemin de fer, puis à Voka, il rejoignit Brazzaville en 1970 pour y être Procureur du Diocèse, puis du District spiritain. Revenu en France en 1978, il fut nommé Econome à Allex, puis Econome Provincial adjoint pendant 6 ans, puis archiviste provincial. 

A la suite d’un accident de santé, 
rejoignit Chevilly en 2001…Jean Ernoult a beaucoup écrit : devant la pauvreté des manuels scolaires du Congo, il composa des livrets d’histoire et de géographie d’Afrique Equatoriale qui tranchaient avec ceux publiés en France, et qui furent immédiatement adoptés dans les écoles congolaises. 
Rentré en France, en plus de son travail de l’Economat, il se fit chroniqueur et historien et composa, en 1995, un livre qui fait toujours référence, « Les spiritains au Congo de 1865 à 1995 » et qui est le seul ouvrage d’ensemble, détaillant le travail d’Évangélisation de notre congrégation en ce pays  I

Puis, ce fut l’ « Histoire de la Province spiritaine de France » paru en 2000, ouvrage qui, lui aussi, est le seul à nous décrire les lieux et les personnes qui ont forgé notre histoire en France. Ajoutez à cela de nombreux articles, plaquettes, nouvelles aussi précieuses les unes que les autres pour notre souvenir. Jean laisse ainsi à nos descendants les jalons précieux pour ceux qui voudront se pencher sur l’histoire des Spiritains.

60 ans de vie Sacerdotale

Jean ERNOULT

Philibert de Moustier
60 ans de vie sacerdotale

Philibert de MOUSTIER est – lui aussi - originaire du Doubs, où il est né dans une famille nombreuse  : 12 enfants,  famille très fortement enracinée dans ce terroir et l'histoire de France... Dans un livre écrit par son frère Henri, plusieurs pages lui sont consacrées pour parler de son «odyssée » en 1944 à la recherche de son père déporté par les allemands..
,

Il s'engagea dans la 2 DB comme  chauffeur de l'Aumônier de la Division, le Père Jean-Baptiste Houchet, spiritain     Il fut blessé au fémur ( broyé par une balle) tout près de Strasbourg ... Il fut en contact personnel avec le Général Leclerc à plusieurs reprises ... En 1945, il retrouva le cadavre de son père en Allemagne et, après bien des péripéties, il le ramena en Franche Comté, au domaine de Bournel, selon sa dernière volonté ...
 
Il est ordonné prêtre  ici 
le 3 octobre 1948.
Et il part en Centrafrique, dans le diocèse de Bambari où il annonce l'Evangile jusqu'en 1995, construisant en particulier
la grande église N.D. des Victoires. Les ennuis cardiaques l'obligent à lever le pied ... Mais l'appel de l'Afrique le démange - il passe
 
7 années à Mbalmayo au Cameroun comme accompagnateur spirituel du Noviciat. .. En retraite ici, il reçoit beaucoup de visites de ses «anciens » de Centrafrique ou du noviciat.
 

Henri d'HAMONVILLE est né en 1929 près de Nancy. 
Il est le petit neveu du Bienheureux Père Charles de Foucauld. 
Ordonné en 1958, il a passé près de 50 ans à Madagascar, dans le plus grand diocèse de « l'île rouge», le plus chaud, celui de Mahajanga, sur la côte ouest. 

 

50 ans de vie sacerdotale
HENRI D'HAMONVILLE

Affecté à des missions difficiles sans moyens de communication, sinon la marche à pied, sa santé a subi plusieurs crises graves ... il a frôlé la mort plusieurs fois ... Lui même n'en n' a jamais fait 
un drame. Il a su rebondir avec beaucoup d'énergie, assurant son travail de broussard très proche des gens, parcourant a pied de grandes distances dans un relief fort accidenté, dans la chaleur au cours de ses tournées de plusieurs mois.
Finalement ne pouvant maintenir ce rythme, pendant ces 5 dernières années, il mit de l'ordre dans les archives spiritaines avec détermination et méthode. Malgré une grande faiblesse physique, il garde toute sa lucidité et vivacité d'esprit et de mémoire et a rejoint Chevilly en 2007.

 

  Pierre WAUTERS

50 ans de vie sacerdotale

Pierre Wauters a été ordonné prêtre le 5 octobre 1958, il y a donc cinquante ans, dans quelques jours. De nationalité Belge, Pierre est arrivé au Congo-Brazzaville avec ses parents qui trouvèrent là-bas une situation après la fin de la guerre. Et c’est en voyant vivre un spiritain français, le Père Joseph Le Borgne qui passait fréquemment dans la région du Mayombe où lui-même avait trouvé un travail, que l’appel de Dieu qui sommeillait en lui s’est réveillé.

Laissant ses parents qui passeront d’ailleurs le reste de leur vie à Pointe-Noire, il a suivi la formation spiritaine et retournera dans cette ville, mais, cette fois comme missionnaire. Il contribua largement à la fondation de plusieurs paroisses, toujours très proche des plus pauvres de ses paroissiens, les rejoignant dans les quartiers en pleine expansion de cette grande ville.  
Resté, pendant une période, seul spiritain à Pointe-Noire, il vécut en communauté paroissiale avec les prêtres Congolais
Après que ceux-ci eurent pris la responsabilité de la pastorale, il rejoignit la vieille Mission de Loango, la mère des missions du Congo, pour continuer le ministère dans son vaste territoire, tout en étant l’aumônier du Monastère de la Visitation, fondé en 1964. En 2003  il rentra définitivement en France et vint ici pour y vivre ce temps de retraite bien mérité, après plus de 45 ans de vie missionnaire au Congo, une période qu’il aime revivre dans le contact avec beaucoup de ses anciens paroissiens qu’il retrouve dans la région parisienne.  
 

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